‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 154 sur 201 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

2. Nous avons déjà parlé de cette secte à l'occasion de Young. Voyez, dans le premier volume, p. 135.

de faire aucune déclaration officielle à cet égard » ; mais « si vous trouvez avantage à proclamer comme un fait à votre connaissance que je suis un croyant, que j'adhère aux doctrines fondamentales du christianisme, je n'y vois aucune objection l. »

L'antisepsie, qui est la lutte contre l'infection microbienne, devait évidemment conduire à l'idée de l'asepsie ou des précautions à prendre pour éviter l'invasion des germes. Encore une idée qui « était dans l'air » désormais, et qu'il n'y avait plus qu'à saisir. Qui est-ce qui l'a saisie, qui a réduit le premier cette idée en pratique et en a codifié les applications? A cette question les Allemands répondent par le nom de Ernst von Bergmann (1836-1906); et les Français, par celui de Louis-Félix Terrier (1837-1908). — Terrier se donnait pour libre-penseur; mais en face de la mort, dans une maladie de six mois, il revint à d'autres pensées et voulut recevoir les derniers sacrements2. Bergmann, avant de subir sa dernière opération, entonna le cantique allemand : « Prends-moi les mains3... »

A ces noms de croyants, il serait facile d'en joindre beaucoup d'autres parmi les grands chirurgiens : tels, Dominique-Jean, Baron Larrey (1766-1842), le fameux chirurgien des armées de Napoléon, surnommé la « Providence du sol-

1. Rev. G.-T. Manley., The views of modem Science. A lecture given in the Town Hall, Simla, 4901. London, Church missionnary society, p. 10.

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