‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 16 sur 201 · Elie de Cyon · texte numérisé non relu

Elie de Cyon

science ne l'éloigna ni de la philosophie spiritualiste dont il défendit vigoureusement les doctrines, ni de la religion qu'il professa fidèlement jusqu'au bout. Et à sa mort un journal de Berlin pouvait écrire : ï Malgré sa grande renommée, il n'a jamais manqué d'humilité chrétienne, et il a servi son Dieu aussi bien dans le culte public que dans la vie privée, admirant toujours plus la sagesse et la grandeur infinies, à mesure qu'il a mieux pénétré dans les profondeurs de la science1. »

« Richard Owen (1800-1892) occupe une des premières places parmi les naturalistes de notre siècle... Il a produit un nombre considérable d'importants travaux qui lui ont valu d'être appelé le Cuvier anglais2 ». Il a marché dans la voie ouverte par Cuvier et Geoffroy Saint-Hilaire. Certaines parties de son œuvre sont aujourd'hui caduques ; mais d'autres, ses recherches documentaires notamment, servent encore de substructions à la science. « Il a rendu à la paléontologie, à la zoologie et à l'anatomie comparée des services de premier ordre. Son nom se retrouve à chaque instant dans nos ouvrages classiques, et ses déterminations d'espèces zoologiques, contemporaines ou éteintes, sont innombrables3».

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