CLAUDE BERNARD
La découverte la plus populaire de Claude Bernard (1813-1878) et celle à laquelle lui-même
3. Lettre à Fordyce, 1879 (Date bien rapprochée de sa mort) citée ibid., I, 353 sq. — Francis Darwin a vhement protest* contre la prétention émise par un Dr Aveling de compter sor père parmi les libres-penseurs. 11 marque les différences, et i conclut : « Ce sont précisément des nuances de ce genre qui l< distinguent si complètement de la classe de penseurs à laquelb le D' Aveling appartient » (I, 369).
semblait attacher le plus de prix1, porta sur la fabrication du sucre (fonction glycogénique) dans le foie. « Tout ce que nous connaissons d'important (à ce sujet), nous le lui devons 2 ». Une autre découverte « hors de pair » est celle des « nerfs vasomoteurs, constricteurs et dilatateurs. Là, il a tout créé, et son œuvre reste définitive3 ». Mais que d'autres découvertes sur les substances toxiques et médicamenteuses (notamment sur le curare), sur le pancréas et les glandes salivaires, sur les mystères de la nutrition, où « jamais regard plus pénétrant n'avait plongé4 », etc. « Il découvrait comme les autres respirent5 ». Par une multitude d'expériences merveilleuses d'ingéniosité, de sagacité, d'intuition, de méthode, de critique, de logique, il s'est attaqué à tous les problèmes de la physiologie et, souvent, il les a résolus ou il en a fait entrevoir la solution. « En vingt ans, il a plus trouvé de faits dominateurs, non seulement que les physiologistes français, qui, peu nombreux, travaillaient à ses côtés, mais que l'ensemble des physiologistes du monde entier6 ». « Il n'est presque aucune partie de la physiologie dans laquelle M. Claude Bernard