‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 164 sur 201 · Cité II · texte numérisé non relu

Cité II

3. 1879. Lettre a un étudiant, écrite au nom de Darwin par « un membre de la famille » [\, 357). La phrase citée est complétée par les mots suivants : « Mais on doit se souvenir que chaque personne a une définition différente de ce qu'elle entend par Dieu. »

partager son incroyance? — Non; tout ce qu'il a écrit là-dessus, nous dit son fils, représente les confidences d'un homme privé, et « n'était pas écrit en vue de la publicité1 ». « Je ne prétends pas, disait-il lui-même, jeter la moindre lumière sur ces problèmes abstraits2 ». — Et, en somme, fut-il un incroyant? — Non ; nous l'avons entendu : il ne parle que de son incompétence, pour n'avoir pas assez réfléchi, , ou de son impuissance à se convaincre, ou de ses fluctuations. Mais, « dans mes plus grands écarts, assure-t-il, je n'ai jamais été jusqu'à l'athéisme, dans le vrai sens du mot, c'est-à-dire jusqu'à nier l'existence de Dieu3 ». Il voit que le monde entier l'affirme, que la nature le proclame; mais il a des objections qu'il ne sait pas résoudre, et il n'ose pas se lier à la raison humaine : il hésite, il flotte et finalement il se récuse, il n'est sûr de rien, il est « agnostique. »

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