‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 184 sur 201 · Grasset, Idées méd · texte numérisé non relu

Grasset, Idées méd

fonction, le malade; il a fait voir la maladie, l'agent du désordre organique, le microbe envahisseur, l'ennemi à combattre et à expulser1.

« Il suffirait à l'impartiale histoire, disait Landouzy, pour marquer les vraiment fécondes et décisives époques de la médecine, de proclamer que ces époques appartiennent, (l'une) aux temps hyppocratiques, et (l'autre) au siècle de Pasteur 2 » . « Vraiment, lui disait Lister, il n'existe dans le monde entier aucun individu auquel doivent plus qu'à vous les sciences médicales3 ». « Cet homme qui n'était pas médecin, disait Lépine, a fait accomplir à notre science le progrès le plus important qu'elle ait réalisé depuis ses lointaines origines4 ». Et devant le Congrès international d'Hygiène (1884), Brouardel s'écriait : « Si les échos de cette séance arrivaient jusqu'à eux,... nos ancêtres apprendraient que la plus formidable des révolutions qui, depuis trente siècles, ait secoué jusque dans ses fondements la science médicale, est l'œuvre d'un homme étranger à la corporation3. »

1. C'est ce qu'on exprime en disant que la médecine, jusquelà analomique ou physiologique, est devenue surtout ëiiologique, pathogënique et prophylactique. L'étymologie de ces mots dérivés du grec en indique le sens.

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