‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 183 sur 201 · Cité par Vallery-Radot, 6S0i · texte numérisé non relu

Cité par Vallery-Radot, 6S0i

des découvertes1 », Roux trouve le sérum antidiphtérique ; Yersin, le microbe de la peste ; Metchnikoff2, la phagocytose; tandis que, là ou ailleurs, on découvre d'autres microbes, on fabrique d'autres vaccins (contre la typhoïde, par exemple), d'autres sérums (contre la méningite cérébrospinale, contre la gangrène gazeuse, etc.), et qu'on formule peu à peu la théorie des virus, de l'immunité, de l'humorisme moderne, de l'anaphylaxie, des fonctions de défense de l'organisme. Et la liste continue, sans que la mine des découvertes paraisse s'épuiser, sans que se démente la parole audacieuse de Pasteur, quand il disait de sa doctrine : « Un souftle de vérité l'emporte vers les champs féconds de l'avenir3. »

Une épopée vraiment, que l'œuvre de cet homme qui, chimiste de par ses diplômes universitaires, entre comme minéralogiste à l'Académie des Sciences, reçoit en 1860, des mains de Claude Bernard, le prix de physiologie expérimentale4, devient membre de l'Académie de Médecine, et, du fond de son laboratoire, transforme toute la doctrine médicale, ou du moins ajoute à l'antique édifice « un magnifique étage 5 ». Jusque-là, et depuis les temps les plus reculés, on ne voyait que la lésion de l'organe ou de la

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