‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 25 sur 201 · Ibid., 80 sq · texte numérisé non relu

Ibid., 80 sq

Choisi pour succéder à Guvier, au Collège de France, il y « créa l'enseignement de la Géologie. Durant plus de vingt ans, il n'y eut pas, dans toute l'Europe, un minéralogiste qui ne vînt s'instruire auprès de lui ». Il « était chef d'école : ses idées, ses méthodes, propagées dans le monde entier par ses disciples, portaient au loin le bruit de son nom * ». « Son nom glorieux personnifiait, dans tous les pays civilisés et parmi toutes les nations, la Géologie elle-même dans son acception la plus sûre et la plus haute2 ». H. Poincaré va jusqu'à dire que « les géologues reconnaissent encore Elie de Beaumont comme le créateur de leur science 3 » ; et H. Faye, renchérissant, le donne comme ayant complété l'œuvre de La Place ; « et savez-vous ce qu'ils ont fait ainsi à eux deux, dans la première moitié de ce siècle? Ce n'est rien moins que la genèse scientifique du monde4 ». « Observateur infatigable, persévérant et sûr; poète à sa manière, et poète passionné pour toutes les idées élevées; chrétien toujours, et chrétien convaincu : tel se montrait M. Elie de Beaumont dans cette œuvre admirable de sa jeunesse; tel il est resté toute sa vie5. »

« La science est conduite à épeler d'abord, puis à lire couramment le nom du Dieu Créateur dans

1. Discours de M. Laboulaye aux funérailles d'Elie de Beaumont, dans C. R. Acad. des Se, LXXIX (1874, n), 722.

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