‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 27 sur 201 · Dumas, loc. cit · texte numérisé non relu

Dumas, loc. cit

dominé la géologie : Marcel-Alexandre Bertrand (1847-1907) et Eduard Suess (1831-1914).

Marcel Bertrand, le fils de Joseph, le successeur de Pasteur à l'Académie des Sciences, « a été beaucoup plus qu'un géologue habile... Il a été, au même titre qu'Eduard Suess, et tout autant que lui, le Géologue même ». Il est impossible de résumer son œuvre : il a touché à tout; mais il a été par-dessus tout « un merveilleux tectonicien, un sagace interprète des structures, une sorte de voyant de l'orogénie, s'élevant sans effort jusqu'à la conception de l'histoire entière d'une chaîne de montagnes, et même jusqu'à la vision d'ensemble de toutes les chaînes dont s'est successivement accidentée la surface de la Terre *. »

C'était une àme « merveilleusement belle... Elle était, cette àme, sans le savoir, comme il arrive maintenant à tant d'àmes généreuses, très profondément chrétienne 2 » ; et le long détail des vertus qu'on lui reconnaît, prouve que le mot n'est point dit à la légère. Mais un chrétien sans le savoir pourrait fort bien ne pas même croire positivement en Dieu, et nous avons pris la liberté de demander à l'auteur de sa notice, qui l'a beaucoup connu, de nous dire dans laquelle de nos catégories il convenait de le placer. Il nous a répondu (31 juillet 1919) : Parmi les croyants.

« L'Antlitz der Erde (La Face de la Terre) de Suess résume l'œuvre de tout un siècle ; il donne

1. Pierhe Termier, Marcel Bertrand, dans Annales des Mines, 10' série, Mémoires, t. XIII, pp. 288 et 315.

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