Rev. Q. Scient., 2* série, XIV
4. Science et apologétique. Paris, Bloud, 1905. Là Providence créatrice. Paris, Bloud, 1907, etc.
était l'harmonie qu'il faisait éclater, dans sa conduite, entre ses principes et ses actes ; et dans son enseignement, entre sa science et sa foi. Tandis que les spécialistes, comme il le disait en parlant de ses livres, étaient « généralement d'accord pour y rechercher, dans les matières dont ils s'occupent, l'expression de ce qu'on est convenu d'appeler l'orthodoxie scientifique; de l'autre côté, dans le même intervalle, la plus parfaite bienveillance (était) témoignée à l'auteur » par les représentants autorisés de l'orthodoxie religieuse *. « Loin de m'être senti gêné par mes croyances, ajoute-t-il plus loin, je prétends, au contraire, y avoir trouvé un appui précieux pour la poursuite de mes travaux. Mais n'aurais-je pas été parfois, en passant, incommodé par certaines rencontres entre le dogme et les faits scientifiques? Je le déclare franchement, je ne m'en suis pas aperçu pour mon compte, et dans le domaine, pourtant assez délicat, que j'avais à explorer, rien de ce qui a été clairement défini par l'Eglise ne m'a paru entrer en conflit avec ce que j'ai appelé, d'ailleurs à titre purement relatif, l'orthodoxie scientifique2 ». Les chefs ecclésiastiques dont il relevait, le milieu catholique où il a vécu, ne l'ont pas davantage opprimé : « Jamais, je dois le déclarer, personne ne s'est senti plus libre que moi de sa parole ou de ses écrits... Je me plais à déclarer, non seulement que ma foi de
1. Lettre d'Albert de Lapparent à M. le Directeur de la Rev. prat. d'Ap., dans le n° du 15 juin 19Q6, II, 266.