‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 36 sur 201 · Becquerel, loc. cit · texte numérisé non relu

Becquerel, loc. cit

5. « Plus de la moitié des 2.200 exemplaires de la 1" édition (sortirent de France) expédiés en Italie, Espagne, Russie, Chili, Equateur, Brésil, Mexique, voire même au Japon » (C. de La Vallée-Poussin, Rev. Q. Scient., XXVI, 1889, p. 560.)

En résumé, A. de Lapparent, en même temps qu'il a « créé » la géographie physique, a possédé à un degré rare la géologie et la minéralogie de son époque ; il les a coordonnées dans un effort personnel considérable ; et il leur a imprimé un élan vigoureux. Tel fut le savant. Et on peut dire que peu d'hommes, en ce dernier demi-siècle, ont fait plus d'honneur à la science.

Mais on peut dire aussi que peu d'hommes « ont fait plus d'honneur à leur foi de chrétien... Constamment au premier rang, il maintint, sans défaillance comme sans forfanterie, l'affirmation de ses convictions religieuses1. » Il fut au premier rang par la piété pratique comme par la foi, par le don de soi, par le dévouement aux œuvres comme par la science. En 1880, mis en demeure d'opter entre ses fonctions d'Ingénieur de l'Etat et celles de professeur à l'Institut catholique, il reste à l'Institut, trouvant dans son cœur, pour cette œuvre, disait Mgr. d'Hulst, un amour « qui va jusqu'au sacrifice de tout ce qui n'est pas elle 2 ». Elle lui dut « trente-trois années d'enseignement incomparable3. »

L'illustre professeur trouvait encore le temps d'écrire en l'honneur de sa foi des ouvrages d'apologétique *. Mais la meilleure apologétique

1. A. d'Alès, Albert de Lapparent, dans Etudes (CXV, mai 1908), 539.

2. Voyez Mgr Baudrillart, Vie de Mgr. d'Hulst. Paris, Poussielgue, 1912, J, p. 428.

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