‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 44 sur 201 · Cuvier, Eloges, III · texte numérisé non relu

Cuvier, Eloges, III

cesse le développement et les applications multiples de la découverte qu'il avait faite en 1781, exposant avec simplicité et clarté l'idée ingénieuse qu'il avait conçue sur la constitution des substances cristallines, il a donné une base stable et incontestée à la minéralogie, dont il est encore aujourd'hui regardé comme le créateur. Il a été l'une des gloires les plus hautes de la science française1. »

On voit par ces quelques citations en quelle singulière estime les juges les plus compétents, même après trois quarts de siècle, tiennent cet humble prêtre.

Si on a comparé Haùy à Newton, nous avons vu qu'on a comparé Bravais à Fresnel. Et l'on ne pensait qu'aux services qu'il a rendus dans la cristallographie ; mais il s'est occupé de tout : « hydrographie, navigation, astronomie, optique atmosphérique, physique proprement dite, géométrie... analyse pure, sciences naturelles; on pourrait presque dire de lui, malgré l'apparente opposition des mots, que l'universalité était sa spécialité2 ». Il portait à tout une égale aptitude. Cet observateur était, au jugement de Cauchy, « un véritable 3 géomètre » ; ce cristallographie était, au jugement deCandolle, un excellent bota-

1. M. -A. Lacroix, Aperçu des développements de la minéralogie, dans Centenaire de la fondation du Muséum d'histoire naturelle. Volume commémoratif publié par les professeurs du Muséum. Paris, Imprimerie nationale, MDCCCXCilI, p. 452.

2. Elis de Beaumont, Eloge historique d'Auguste Bravais. Paris, Didot, MDCCCLXV, p. 51.

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