‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 45 sur 201 · Cité ihid · texte numérisé non relu

Cité ihid

niste1; ce brillant officier de marine faisait un remarquable professeur à la Faculté de Lyon et à l'Ecole Polytechnique; et môme ce marin se révéla un excellent alpiniste : le premier, après Saussure (1787), il monta jusqu'au sommet du Mont-Blanc (1844), pour y faire de la science.

Ses études sur les halos, ses observations faites en Laponie et au Mont-Blanc sur les formes cristallines de la neige, l'amenèrent à la cristallographie où il a trouvé sa principale gloire. Il y pénétra en géomètre, promenant partout un regard émerveillé mais clair et profond, mettant de l'ordre partout, ou plutôt sachant voir l'ordre souverain, l'harmonie éclatante que les cristaux révèlent, sachant les définir et en trouver la loi, « remplaçant des règles empiriques par des théorèmes de géométrie2. >

Puis l'épreuve vint, cruelle : cette belle intelligence peu à peu s'effondra, et il le sentit pendant sept ans. « Il n'eut plus à (lui) opposer que ses sentiments toujours profondément religieux, la douceur inaltérable de son caractère et une admirable résignation3. »

i. Aug. de Candolle lui dédia, ainsi qu'à son frère Louis, « sous le nom de Bravaisia, un genre nouveau de la famille des Bignoniacées i>{lbid., 11).

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