La Vallée-Poissin
les meilleurs juges proclament, en même temps que la sincérité, la magnilique information de ce témoin. « On peut avancer, dit La Vallée-Poussin, que, lorsque les études de Barrande sur le Silurien commencèrent à paraître, en 1852, elles étaient, de très loin, l'œuvre la plus achevée qu'eût produite la littérature paléontologique1 ». G. Bronn, une haute autorité, écrivait : « qu'il n'en connaissait pas, en paléontologie, qui embrassât plus de choses, qui témoignât de plus de respect pour le fait, de plus d'entente du sujet et de ses rapports multiples- ». Zittei dit, presque dans les mêmes termes et avec plus d'autorité encore, que c'est une œuvre « hors de pair dans toute la littérature paléontologique3 ». Bref, dit l'Anglais Bigsby, Barrande fut « le premier naturaliste paléontologue de son temps4 ». Et Waagen, son collaborateur et, au point de vue scientitique, son exécuteur testamentaire5, a dit de cet homme, qu'il « fut un grand homme » ; et de sa vie, qu'elle « fut une grande vie, consacrée tout entière à la science, à la foi et à la fidélité G. »
Précepteur du comte de Chambord, il lui resta fidèle, sa vie durant, dans l'exil. iNous avons parlé de sa science. Il nous reste à parier de sa foi.