‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 74 sur 201 · LA ZOOLOGIE · texte numérisé non relu

LA ZOOLOGIE

La Zoologie est la partie des sciences naturelles qui traite des animaux. Elle est surtout tributaire des grands initiateurs que nous avons déjà nommés : Lamarck, Geoffroy Saint-Hilaire, Guvier, Owen, Humbold, Agassiz. Nommons encore, audessous d'eux, ceux qui se rapprochent le plus du rôle de fondateurs : Ehrenberg, pour la science des animaux inférieurs; Lacépède, pour celle des reptiles et des poissons; Latreille et H. Fabre,

i. Sachs ne le nomme môme pas dans son histoire. 2. Cité par Dennert, 51.

pour celle des insectes; Dugès pour celle des animaux en général; Blumenbach, Russel Wallace et Quatrefages pour celle de l'homme.

Christian-Gottfried Ehrenberg (1795-1876), un des savants les plus considérables de l'Allemagne, s'est fait remarquer surtout par ses travaux sur les protozoaires, les infusoires et les coraux. S'il est bien, après les grands fondateurs, celui auquel cette science doit le plus, il est difficile d'en décider en toute certitude ; mais il est sans conteste parmi les tout premiers1. On peut ajouter qu'il <a été parmi les précurseurs de Pasteur, en attirant l'attention sur les infiniment petits et l'importance de leur rôle dans la vie organique. Il s'est prononcé à maintes reprises et sans ménagements contre ceux qui dénaturent la science pour l'exploiter en faveur du matérialisme2.

Bernard-Germain-Etienne de Laville, comte de Lacépède (1756-1825), d'abord collaborateur à l'Histoire naturelle de Buffon, écrivit ensuite Y Histoire générale et particulière des quadrupèdes ovipares et des serpents, l'Histoire naturelle des ■poissons, l'Histoire naturelle des cétacés, etc.. Sa réputation fut considérable, et si tout n'est pas définitif dans ses œuvres, elles constituent un

1. Plus récemment, Karl-Georg-Friedrich-Rudolf Leuckart (1823-1898) s'est distingué dans la même branche par des travaux de premier ordre. On lui doit notamment la notion de polymorphisme organique. Dennert (p. 47y le donne comme matérialiste, ou, du moins, comme « inclinant à cette tendance. »

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