‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 98 sur 201 · Notamment, « sur l'anatomie et la physiologie du cerveau · texte numérisé non relu

Notamment, « sur l'anatomie et la physiologie du cerveau

que le Muséum lui a décerné. S'il ne fait point parade de ses sentiments religieux, il n'en fait pas non plus mystère; par exemple, dans celui de ses ouvrages qui « résume, nous dit-il, l'esprit de tous ses travaux précédents1 », il montre la « prévoyante intelligence de la création », la « Providence imprimant son cachet » dans l'adaptation du squelette à ses fins lointaines2; il réprouve Y « anthropologie matérialiste3 », et, à maintes reprises, nous montre l'homme se détachant de l'animalité », dressant à part et plus haut « sa grande figure ». « Plus la zoologie fait des efforts, s'écrie-t-il, pour classer l'homme parmi les animaux, plus ressort nettement l'idée de son unité. Il n'y a qu'un homme, qu'une seule espèce humaine dont les races et la variété constituent le règne humaine »

Paul Gervais (1816-1879), le successeur de Gratiolet au Muséum, ne voulut, comme savant, faire que de la science5; mais, en dépit de ses précautions, il laisse, ici ou là, transparaître ses convictions spiritualistes. Il s'incline devant le mystère des origines « resté jusqu'à ce jour impéchez l'Homme et les animaux..., et sur les lois de l'organisation animale » (Paul Triaire, Réccunie'' et ses contemporains. Paris, J.-B. Baillière, 1899, p. 217.)

1. A. Serres, Principes d'Embryogénie, de Zoogénie et de Tératologie. Travail constituant le t. XXV des Mémoires de l'Académie des Sciences. Préface, p. xv.

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