‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 99 sur 201 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

5. Voyez, par exemple, sa Zoologie. Paris, Hachette, 1866, p. 421.

nétrable » ; devant le mystère de la vie, que « les affinités chimiques sont impuissantes à expliquer» ; devant la grandeur de l'homme qui « est, sans contredit, le plus parfait des êtres créés » ; et s'il le range dans le règne animal, il a soin d'avertir qu'il ne l'envisage que « dans sa partie matérielle et périssable », en dehors <c des caractères moraux qui le distinguent et lui assignent des destinées autres que celles du reste des animaux1. » Et voilà insinuées, en termes discrets sans doute, mais suffisamment clairs, la spiritualité et l'immortalité de l'âme et l'existence de Dieu.

En résumé, beaucoup d'anatomistes peut-être furent des incroyants ; mais ceux-là, il ne faut pas en général les chercher parmi les grands initiateurs. Dans toutes les directions fécondes où l'anatomie s'est engagée, ceux qui ont ouvert les voies et ceux qui ont le plus contribué à les élargir, ceux, en d'autres termes, auxquels la science doit le plus, ont cru, tous, à l'exception peut-être de Meckel et de Purkinje, dont nous ne savons rien — donc tous ou presque tous, ont cru à l'âme et à Dieu.

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