‹ La partage des biens communauxChapitre 57 sur 179 · LOIRET · texte numérisé non relu

LOIRET

communaux ne pourrait qu'entratner de grands inconvénients dans plusieurs localités.

[L'assemblée arrête Tenvoi de cet avis aa Comité d agriculture. — Arch. nat., F"33o.]

DAMMARIC-SOR-LOUIG ^^K

Pétition iim habitant à l'Aêsemblée législative '^^K

is mai tjgs. — Messieurs, je mais la main à la plume aujourd'uit, et je prend plaisire à vous écrire pour ce qui regarde les décrets des biens en friche. Messieurs, en provences, comme vous savoit qu'il y a quantité de terre inculte , lavons que l'on y récoltte ni erbe ny grains, et que toutte ces terre-là n'appartiennent qu'à de gros riches, qui aime mieux que toutes ces terres restte en friche, que dans donner seulement à un bon citoyens, à rantte ou à prix d'argent, nous ne demandons pas, Messieurs, ces terre pour rien; dans le siècle où nous sommes à présent, le pain est fort chère, l'ouvrage est très rare, voilà qui s'y présentte quantité de bons citoyens qui désireraient en avou* en payant la rantte comme de raison, et tous ces bons citoyens s'occuperaient & déffricher et à enscemencer les terres, à chacun sa petitte portion; ce qui ferait une grande quantité de bon grain pour nous nourire tous ensemble bon citoyens.

Voilà ce que disait ces mauvais riches , quand on leur demande du bien :> je ne veux pas donner de terre à défricher, parce que cela me porte du produit de l'erbe pour mes bestiaux; non. Messieurs, ce n est point ça qui les empêche de travailler ainsy, c'es Ig mauvaise volonté, à seul fains de mettre la famine dans nos pays; nous somme tous bon citoyens, nous ne demandons que la droiture et nous n'ygnorons pas notre devoir.

Comme aussy, Messieurs, nous savons que la liberté reigne à présent et que dans nos marché de Ghâtillon nous ne pouvons rien achet6r,'soit bœur, fromage, œufs, à moins qu'il y an et de reste de la ville, nou sommes du canton de Ghâtillon, et si nous avons besoins d'une livre de bœur syil n'y en a point de trop pour la vile, il faut nous en passé*

Messieurs, je vous prix de nous envoyer la libeHé et une réponse en diligence. — Fsrry, tnarehand.

• [Arch. nat.,P«33o.]

t*> Ait. de Montargis, cant. de Châtiilon-sar-Loing. — (*î La graphie de ce docu-

• été respectée comme offirant un certain intérêt historique.

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