VIENNE
DIREGTOIRB DU DI^PARTEMENT
[â avril ijgù. — Réponse à la seconde circulaire, seule reçue.]
. , . Nous n'uvons dans notre département que deux ou trois paroisses où ii y ait des cooununaux dont elles jouissent en vertu des commissions à elles faites par les ci-devant seigneurs. Ces communaux sont de très peu d'étendue et, si on les partageait, on rendrait leur produit presque nul par la petite partie qui reviendrait àcliaque intéressé. En continuant de rester dans l'indivision, ils offrent aux habitants une ressource première pour le pacage, et comme une longue expérience leur a appris la manière la plus avantageuse de les posséder, peut-être verraient-ils avec regret opérer des changements dans cette possession qui, selon toutes les probabilités, diminueraient les bénéHces qu'ils en retirent, quoique les habitants des campagnes, attachés à d'anciens préjugés sur la manière de cultiver la terre, ignorent encore pour la plupart celle qui serait la meilleure et la plus avantageuse; peutêtre y a-t-il des circonstances où le changement de leurs habitudes nuirait à la chose publique en diminuant les bénéfices des particuliers, parce que, occupés sans cesse de leurs propres intérêts, qui n'embrassent pas ordinairement une très grande étendue, il est h croire, à moins que le contraire ne soit évidemment prouvé 9 que leur pratique n'est pas aussi vicieuse qu'on se le persuade com- * munément. Plus d un riche propriétaire en a fait l'expérience : après divers essais, il a souvent été obligé de revenir a l'ancien usage. Il peut exister, il est même à penser qu'il existe en France des communaux dont le partage ou la vente serait plus avantageux qu'une possession commune, mais nous ne pensons pas que ce
^'^ Renscii^nements communiqués ^*) Procès-verbaux dans Arch. nat.,
par M. Gabory, archiviste dëpartemcii- f*° m, Vendée, 4. t«l- (^) J. OR Crisbnot, loc, cit.