‹ La parthénogénèse naturelle et expérimentaleChapitre 15 sur 77 · Voir ch. VI el vu · texte numérisé non relu

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FACTEURS PHYSIQUES

des divisions du noyau. L’année suivante (1901), Delage obtint des développements d’œufs vierges d’Astéries en blastules par l’action de différents facteurs, surtout chimiques, mais en outre par un échauffement artificiel allant de 20 à 35° L

Lœb (en 1902), au cours d’expériences ayant pour but d’indiquer les précautions à prendre et les sources d’erreurs à viser dans l’étude de la parthénogénèse, étudia les variations introduites dans ces expériences par l’influence de la température.

Un peu plus tard (1902, 1904, 1906) la chaleur fut, de même, expérimentée par Bataillon, également en combinaison avec d’autres facteurs, pour l’étude de la parthénogénèse chez la Grenouille. 11 faisait succéder à réchauffement (à 30 et même 55°) le refroidissement brusque, ou bien encore, sans avoir élevé au préalable la température, provoquait un refroidissement allant jusqu’à ’ — 2°, puis reportait les œufs à la température normale (16° environ). 11 interprétait l’action produite en supposant que le -froid amenait l’œuf à se contracter et à expulser de l’eau ; cette déshydratation marquerait le début de l’activité de l’œuf 2.

1. Les mêmes expériences, et avec les mêmes résultats, furent répétées en 1903 par Schücking.

2. Un autre auteur, T. H. Morgan, expérimenta, en 1900, l’action du froid allant jusqu’à la congélation de l’eau sur les œufs di'Arbacia et de Chœtopterus ; il observa quelques segmentations. — Greeley (1902) soumettait à un abaissement de température à 4» — 7" des œufs vierges û.'Asterias et obtenait, de même, des segmentations.

Kellogg, dont nous avons cité plus haut les expériences

Ce sont également les variations de température qui interviennent dans les expériences de deux auteurs sceptiques, Viguier (1902) et Ottollenghi (1903), qui ont bien vu des développements parthénogénétiques se produire dans les œufs d’Échinodermes, mais les ont attribués à une parthénogénèse naturelle existant, d’après eux, chez ces animaux.

Dans la plupart des expériences que nous avons passées en revue, les variations de température étaient employées concurremment avec d’autres facteurs ; les recherches spécialement consacrées à son action sont relativement rares. Parmi elles, il faut surtout noter celles de R. S. Lillie (1908). En portant des œufs d’Astérie à une. température

variant de 35 à 40°. il obtint la formation d’une

membrane de fécondation; une température plus élevée (45°) ne produit pas cet elïet. Le développement peut se poursuivre jusqu’aux stades très ditlérents, depuis une segmentation incomplète jusqu’aux blastules normales. Lillie explique ces résultats en supposant que la chaleur divise les éléments solides des colloïdes qui constituent la substance de l’œuf ; elle multiplierait ainsi leurs surfaces de contact avec le milieu extérieur et les rendrait jilus sensibles à l’action de ce dernier.

4. Avant de passer au phénomène physique qui a été le plus complètement étudié comme agent de

sur les vers à soie, essaya, au cours de ces expériences, l’aclion de la chaleur à côté d’autres facteurs ^brossage, air sec, acides) et constata qu’elle aussi augmentait le pourcentage des développements parlhénogénétiques.

FACTEURS PHYSIQUES

la parthénogénèse expérimentale, c’est-à-dire à la pression osmotique, nous devons signaler, pour épuiser la liste des facteurs physiques employés, une expérience isolée de Bohn (1903) qui expérimenta l’influence des rayons de radium sur le développement des oeufs vierges de Strongylocenirotus et constata 2 à 4 °/o de cas de segmentation allant jusqu’au demi-morula.

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