PO'UI^K
NaOII
3. Élecirolyse . — Le nombre u. fait connaître le nombre d’ions libres dans la solution à un moment donnée au moment précis de l’observation. Mais si on laisse passer pendant quelque temps un courant continu, les ions, peu à peu, s’accumulent aux électrodes et se séparent ainsi de la masse du liquide. Les conditions d’équilibre définies par la loi de Guldberg et Waage sont donc détruites : pour les rétablir, un nouvel essaim d’ions prend naissance par dissociation de nouvelles molécules; ces ions se portent à leur tour aux électrodes, de nouvelles molécules se dissocient encore, et ainsi de suite, tant qu’il y a des molécules en solution : c’est Vélectrolyse.
L’électrolyse nous met donc sous les yeux et nous rend tangibles les ions que nous ne connaissions jusqu’ici que par leurs effets :
cp^ 6, A' Aj "k' TT, et [A.
Pour les corps binaires tels que NaCl, HBr, etc., il n’y avait pas d’incertitude, mais pour ceux formés de plus de deux atomes, il n’en était pas de même. C’est elle qui nous apprend que AzO^H se dissocie en AzO^ et H et non autrement. H^O en H et OH, KOH en K et OH. SOHl^ en 80% H et H, PO^Na-H en PO^, Na, Na et H, etc., etc., et nous permet de reconnaître que c’est toujours l’ion hydrogène ou métallique qui porte la charge et l’autre atome ou groupe d’atomes qui porte la charge — .
Mais il faut tenir compte des réactions secon-
daires qui se produisent aux électrodes : Na y donne NaOH et H, y donne et O, etc.
4. Vitesse des ions. — Lorsqu’on électrolyse une solution, au fur et à mesure que le liquide est décomposé, la concentration diminue. Il peut se faire que cette perte de concentration soit uniforme ou qu’elle ne le soit pas, et cette question mérite d’être examinée de près. Le lecteur se demandera peut-être quel intérêt il peut y avoir à se préoccuper de questions en apparence si étrangères à la parthénogénèse ; mais il faut être patient, car ces questions de concentration nous amèneront à celle de la vitesse des ions et sont nécessaires pour faire comprendre ces dernières. Les vitesses différentes des ions nous conduiront à des notions sur leur grosseur relative, sur leur aptitude à traverser les membranes ou à être arrêtés par elles, toutes questions d’importance capitale dans les théories présentes et éventuellement dans les théories futures, et il y a intérêt à donner au lecteur sur ces sujets des idées parfaitement nettes. Quand la concentration est uniforme, si on sépare la solution en deux moitiés, correspondant chacune à une électrode, par une membrane perméable aux ions et imperméable aux molécules, on constate que la perte de concentration est, à chaque instant, la même dans les deux moitiés de la solution. Ainsi, si on électrolyse du SOHv2, on constate que, lorsque deux atomes de K ont été transportés à la cathode et une
molécule de à l’anode, il manque 1/2 molécule de SO^K- dans chaque moitié de la solution. Si, au contraire, on électrolyse du NaCl on trouve que la perte de concentration est environ deux fois plus forte dans la moitié cathodique du bain que dans
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