‹ La parthénogénèse naturelle et expérimentaleChapitre 48 sur 77 · Hamburger, Overton, Hœber et autres · texte numérisé non relu

Hamburger, Overton, Hœber et autres

R. S. LILLIE Eï SES THÉORIES 287

Voici, en partant de ces considérations générales, l’explication que donne Lillie à la parthénogénèse. Ce qu’il s’agit d’expliquer, d’ailleurs, dit-il, ce n’est pas. le développement tout entier, mais la première division de l’œuf, qui entraîne à sa suite tout le reste. Une excitation quelconque (produite, par exemple, par un réactif parthénogénisant) provoque un accroissement de la perméabilité de la membrane, avec la sortie des anions et la chute de potentiel caractéristiques ; il en résulte deux modifications : l’une, d’ordre chimique, l’autre d’ordre physique. Il y a, d’une part, un dégagement plus considérable de CO^ et une intensification dans l’œuf des oxydations qui sont la source de son énergie. Il y a, d’autre part, comme conséquence de la chute du potentiel électrique, une augmentation de la tension superficielle de la membrane cellulaire U Cette modification de la tension superficielle ne suffit cependant pas, en elle-même, pour rendre compte de la division cellulaire; pour l’expliquer, Lillie a recours à une hypothèse : il suppose que l’accroissement de la tension superficielle n’aurait lieu qu’aux deux pôles de la cellule ; le rayon de courbure de la paroi cellulaire devenant dans ces régions plus petit, il s’y produirait des renflements, tandis que la région équatoriale resterait relativement plane. Ces différences s’accentuant, un étranglement équatorial en résulterait par suite

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