‹ La parthénogénèse naturelle et expérimentaleChapitre 50 sur 77 · Que pouvons-nous conclure au sujet de cette · texte numérisé non relu

Que pouvons-nous conclure au sujet de cette

tendance, toute récente, à donner une cause commune aux phénomènes si variés qui s’observent soit dans la parthénogénèse expérimentale, soit en général dans le développement de l’œuf, ou même, par une généralisation plus vaste encore, dans toute activité cellulaire? A notre avis, toute incomplète qu’elle est encore, la théorie de Lillie est une des plus suggestives, nous dirons même la plus suggestive, de toutes celles qui ont été proposées, sans en excepter celles de Lœb et de Delage. Elle a ce mérite particulier qu’elle ne laisse rien d’obscur dans l’interprétation des phénomènes, comme font celles qui invoquent des actions spécifiques aussi mystérieuses que ce qu’elles ont la prétention d’expliquer. Celle de Lillie va tout au fond des choses au lieu de nous laisser à mi-chemin. Elle fait une part à l’hypothèse, il est vrai, mais combien moindre que celle de Lœb! Et ce sont des suppositions légitimes, réduites au nombre nécessaire, et non pas un assemblage d’hypothèses s’échafaudant les unes sur les autres. De plus, la théorie est jeune et les facteurs qu’elle invoque sont, sans doute, bien loin encore d’avoir fourni tout ce qu’on est en droit d’attendre d’eux. Elle a, en outre, le mérite de rattacher le phénomène de la parthénogénèse à un bien plus grand nombre de phénomènes physiologiques, et cela par des expériences démonstratives et des comparaisons qui n’ont rien d’arbitraire.

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