‹ La parthénogénèse naturelle et expérimentaleChapitre 52 sur 77 · Les résultats obtenus · texte numérisé non relu

Les résultats obtenus

Si, dans les précédents chapitres, nous avons convenablement fait comprendre ce qu’est la parthénogénèse expérimentale, quel est son but, quelle a été son évolution au travers des travaux des biologistes qui se sont attachés à son étude, quels résultats enfin elle a fournis; si nous avons de tout cela tracé un tableau suffisamment clair et expressif, le lecteur ne fermera pas ce volume sans tomber d’accord avec nous que nous n’avons rien exagéré en affirmant, dans la préface, qu’il n’y a nulle part dans la biologie générale une étude plus fas-

cinante, nous dirions presque plus émouvante, une science qui, entrée d’hier dans le cadre des sciences positives, ait réalisé de façon plus complète des espérances plus hardies, on pourrait presque dire plus déraisonnables. Tandis que dans la science de l’évolution on en est encore à attendre une espèce incontestablement nouvelle et authentique et incontestablement créée par l’homme, ici c’est par dizaines qu’on a contraint les espèces à la parthénogénèse expérimentale, c’est par millions que de nombreux expérimentateurs ont obtenu des segmentations d’œufs vierges et des larves nageantes ; et même l’un des auteurs de cet ouvrage a réussi, chez une espèce, a prouver la parfaite viabilité de ces larves, en les élevant jusqu’à la forme adulte, pourvues des produits sexuels de la seconde génération, et en fermant ainsi le cycle évolutif de la parthénogénèse expérimentale. Jamais l’homme n’adonné une preuve plus éclatante de la puissance de son action sur la substance vivante que le jour où il a pu remplacer par une simple action physico-chimique l’intervention mystérieuse et si infiniment délicate du spermatozoïde dans la génération, sans modifier en rien la nature du produit.

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