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S'il faut écarter l'idée simpliste d’une action directe sur la toxine, comment comprendre Paction d’un sérum antitoxique ? ê LAON Les expériences de Fenyvessy donnent à penser qu ‘il s’agit d’une antitoxicité physiologique. En effet, on sait que la toxine diphtérique ralentit les mouvements du cœur et diminue l'intensité des
contractions systoliques. C'est sur la grenouille que ces
phénomènes sont, le plus facilement constatés, grâce à la lenteur du mouvement cardiaque. Fenyvessy a opéré ‘avec l’antitoxine n° 3 de Behring d'un pouvoir égal. à 200; il ne donne pas de renseignements précis sur les résuliats observés; MM. Charrin et Bardier, qui ont répété
ses expériences, ont vu 4 nombre des systoles tomber
de 36 à 22 après l'injection de toxines diphtériques. Mais ce résultat que Fenyvessy présente comme
absolu, les expérimentateurs français l'ont vu se pro-
duire dans la majorité des cas et non toujours.
Or, le sérum impressionne le cœur de la grenouille
d'une facon opposée, c’est-à-dire que, sous son influence, les battements cardiaques deviennent plus fréquents. __ Cesactionsinversesse nuisentréciproquementquand on injecte simultanément la toxine et l’antitoxine. Dans les expériences telles que les a faites Fenyvessy, le cœur n’était pas influencé dans son rythme si à 2° de toxines, on mélangeait o“",o1 d’antitoxine.
Donc, il semble bien qu’on ait sous les yeux un
: exemple d’antagonisme physiologique.
En somme, nous avons vu se préciser de plus en
plus la conception d’une participation active de l’éco-
Fr "
— 4h — À Je
nomie dans Pimmunité qu'Ehrlich considérait comme
passive, dans celle qui accompagne l'administration d’un sérum thérapeutique.
En résumé :
° L'immunité ou la réceptivité résultent de la nutrition des deux cellules — organique et microbienne — en présence; de même qu’il est possible d’abolir l’immunité en agissant sur l’organisme, de même on peut,
par uñe sorte d'éducation, rendre pathogène le sapro-
phyte le mieux caractérisé (le B. Subtilis) et l’amener à à
déterminer une maladie typique chez un animal normal.
2° Les substances bactéricides ou antitoxiques, ÿ apparues dans les humeurs à la suite de la vaccination, sont élaborées, d’une facon continue, par les cellules de l'organisme, puisque, si elles avaient été formées une
fois pour toutes, elles seraient rapidement détruites :
3° L’immunité, dite passive, conférée par la’ médication sé érothérapique, résulte, elle aussi, de réactions vitales des cellules fixes de l'organisme.
Vu ET APPROUVÉ :
ë Le président de thèse, BOUCHARD.
Vu:
Le doyen, P. BROUARDEL.
Vu ET PERMIS D'IMPRIMER :
Le vice-recteur de l'Académie de Paris,