‹ La participation de la Bretagne à la conquête de la l'Angleterre par les NormandsChapitre 13 sur 29 · Dom. Berks. 63 b. — Norfolk · texte numérisé non relu

Dom. Berks. 63 b. — Norfolk

6. — GuiLLOTiN DE CouRSON : Les Grandes Seigneuries de Bretagne. //. p. 18. — De Pommereul : Histoire des Barons de Fougères et Art de vérifier les dates, vol xiii. p. 270 Ed. 1818.

Il semble bien que ce fut lui le combattant de Senlac ; ayant à peu près l'âge de Guillaume, au moment de lexpëdition, il avait succédé à son père en 1048 et il paraît certain qu'il vécut, seize ou dix-sept ans, après la fameuse expédition de 1066. De son mariage avec Adela'ide, il eut trois fils Juthael, Eudes ou Odon et Raoul, qui lui succéda vers 1084 et mourut vers i 124. Ce Raoul nous paraît être celui qui est inscrit au Domesda}' sous le nom de Radulphus de Filgeriis. Si l'on admet sa présence à Senlac, il faut en conclure que ce combattant était à peine entré dans sa vingtième année. Accompagnait-il ou remplaçait-il son père? Cette supposition n'est pas invraisemblable. Dans ce cas le soldat de 1066 et le tenant du Domesday seraient bien le même personnage.

Mais qui était Guillaume de Fougères? De son mariage avec Avoyse ou Avicia fille de Richard de Bientaite, Raoul dont nous venons de parler, avait eu sept enfants, Méen, Henri, Gautier, Robert, Guillaume, Avelon et Béatrice. Il paraît alors bien invraisemblable que ce Guillaume fut en âge de tenir en chef des domaines en Angleterre, à l'époque ou se fit l'enregistrement des terres de ces comtés, c'est-àdire en 1085 L'identification de ce Guillaume est donc impossible à établir '.

Aux côtés du seigneur de Fougères se trouvait s'il faut en croire Wace, son voisin le seigneur de Vitré. Les historiens de Breta,.;ne assurent qu'il s'appelait Robert. Il n'est pas inscrit au Domesday Book. Mais il n'est pas invraisemblable que ce Robert soit venu dans l'Ile. André de Vitré avait épousé Agnès, fille du comte Robert de Mortain, nièce par conséquent du Conquérant.

Son très proche voisin le seigneur de la Guerche passa également la Manche, soitavant, soit après Senlac, puisque

1. — Une charte conservée au British Muséum (Cotton. Charters. 51 A. 15 (citée par Planché: possède un sceau aux armes parlantes de Guillaume de P'ougéres, un écu entouré de deux branches de fougères. C'est également la devise que l'on voyait jadis sur les murs de i'aljbaye Hlanche à Morîain, pays riche en fougères (ferns).

Félix sub radiis nascitur illa filix.

Wace ne le mentionne pas. Il est inscrit au Domesday sous le nom de Goisfridus de Wira. 11 reçut, lui ou ses descendants, des biens importants dans les comtés de Leicester, de Northampton et de Warwick '. Il figure encore au Survej sous l'appellation de Goisfridus de Werce. « Goisfvidui de Werce teiiel in Leiceslsh. VII h. 7 un. car. lerr. 1 bov. In unaq. hid. st. XIIII car. lera. 7 dim -, Il soustenait aussi dans le Warwickshire. Ellis le nomme « custos ofthe land of Earl Aubery '. » Il obtint, dans ce dernier comté, douze manoirs desquels dépendaient neuf milles acres environ.

Il favorisa les moines de Saint-Nicolas d'Angers en leur concédant des terres et des rentes dans le Warwickshire, notamment à Kirby '-.

La Guerche est appelée dans les anciens titres Wuirchia, Guercha ; au Dom, on trouve même Lawirce. Au moment de la conquête, elle avait des seigneurs particuliers. En 1062 Conan II, en avait assiégé le château, dont il ne reste plus que la Motte,

Au dire de Wace, le seigneur de Dinan accompagna Guillaume '. De Paz Taffirme également.

Il n'y aurait rien d'étonnant non plus à ce que Dinan ait été le lieu d'origine de la famille Alselin ; nous trouvons au Domesday GeflFroy Alselin, tenant directement du roi, tant en chef qu'en baronnie, quarante manoirs, vingt-quatre maisons et une église, dans les comtés de Northampton, Leicester, Derby, Nottingham, York et Lincoln ^ Selon Léchaudé d'Anisy, la plus grande partie des domaines qui furent concédés, après la conquête à Alselin, appartenaient au temps d'Edouard le Confesseur au saxon Tochi et ce fut

1. — Dom. Northampt. 219, 227 b. ■- VVarw. 238, 243 b. — Nott. 201. Lincoln 369.

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