CHAPITRE II HISTOIRE
Telles sont les sources réelles d'où sont venus les de qui précèdent les noms de familles actuels.
Il y en a aussi de légales. Voici quelques exemples de ce genre. Ils ne sont pas d'une haute antiquité, car ce monosyllabe n'a pu avoir de prix que lors de la création des registres de l'état civil, c'est-à-dire quand l'obtention en devint plus souhaitable et plus malaisée.
D'abord, Louis XI, en 1474, à Boutigny, autorisa un notaire , nommé Decaumont, à séparer la première syllade de son nom37.
Ensuite, c'est une décision du parlement de Toulouse, de 1566, ordonnant, à la demande d'un procureur, « de rétablir sur le tableau le nom de cet officier et, comme signe de noblesse, la particule que l'on y avait à tort omise38. »
Jean Loir , commissaire général de l'artillerie et de la marine du Ponant, obtint de Henri IV la permission d'ajouter à son nom l'article de, en avril 1596 39.
Louis XIII, le 2 mai 1613, accorda une
pareille grâce à Ambroise Yic, sieur du Menil-Ganjou et de Saint-Quentin de la Roche, contrôleur du domaine en Normandie, en lui permettant de devancer son nom de la préposition du''0.
Sous le même règne, Brunegat, conseiller au parlement de Bourgogne reçut une faveur de ce genre, qui était le droit de se dire et écrire le sire de Brunegat41.
Je n'ose pas dire que Louis XIV créa des particules; néanmoins, la déclaration du 3 avril 1696 , qui permettait aux possesseurs de biens en roture dans les directes du roi d'en prendre le nom, produisit autant de ces articles.
Vers 1750, les feudistes lorrains et bourguignons avancèrent que, « à la quatrième génération, un anobli, devenu gentilhomme selon les règles héraldiques, acquérait le droit de transmettre la particule de son fief
à son nom42 ».
Sous la monarchie, où les paroles du roi étaient des effets, dixit et facta sunt, quand Louis XV, mourant de soif après une chasse,