‹ La particule nobiliaireChapitre 16 sur 62 · CHAPITRE II HISTOIRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE II HISTOIRE

dit à son garde : « Merci, de Yinfrais », il créa une distinction légale43.

A défaut de monuments dans notre pays, que l'Europe copiait alors en tout, dès le milieu du XVIIIe siècle, on en trouve en Autriche dans les diplômes : « ... Item uti particula de vel a si voluerit, permettons au sieur ***, titré par ces présentes, de prendre la particule. » On en trouve même en Belgique, où il y a un annuaire officiel de la noblesse. Et cet usage s'est perpétué jusqu'à ce jour44.

On prétend que les registres du conseil du sceau ne contiennent pas la preuve que Napoléon Ie" ait accordé cette distinction. Cependant , d'après l'almanach impérial , notre insigne, supprimé jusqu'en 1808, même devant les noms des dames d'atourde Joséphine, Mes Montmorency, Chevreuse et Yintimille, y est remis en 1809, aussitôt que la noblesse nouvelle y paraît. Depuis, les fils de quelques-uns des barons et des comtes de l'Empire ont adopté un de postiche, pour se faire confondre avec l'ancienne noblesse.

Enl822,ungrandpubliciste,ayant obtenu audience de Louis XVIII , Sa Majesté lui demanda ce qu'elle pourrait faire afin de le remercier de son dévouement à défendre le trône et l'autel. M. Genou le supplia de lui octroyer un de.

« Prenez-en deux, dit le roi, » en fredonnant le vers d'Horace :

Gaudent praenomine molles

Auriculae.

La Restauration ne se borna pas à cette double concession. Elle autorisa même son juge d'armes, d'Hozier, à mettre dans les certificats officiels la particule devant les noms des personnes qu'elle anoblissait.

Louis-Philippe a concédé quelques prépositions de ce genre, non pas seules, mais en même temps qu'un titre : ainsi M. Salvandy est devenu le comte de Salvandy et M. Soubeyran le baron de Soubeyran.

Napoléon III en accorda par décret spécial : ceux qui les obtenaient alors ne s'en vantaient pas, peut-être pour avoir l'air d'avoir

Page 1