DROIT
Jura majestatis nec suis regulis soluta Theod.
L'histoire qui précède me semble montrer que notre préposition a eu, en France, depuis le xvie siècle au moins, la valeur d'une distinction honorifique, puisqu'elle a d'abord été portée par la noblesse, usurpée par la bourgeoisie, enviée par le peuple, enfin consacrée par l'usage.
Comme on l'a vu plus haut, je n'ignore pas qu'un membre de l'Académie des Inscriptions a soutenu le contraire 4. J'ai donné ses pièces justificatives et les miennes. Le public peut juger entre nous.
Des Jurisconsultes anciens et nouveaux ont aussi contesté que la particule eût possédé une valeur nobiliaire. L'un d'eux2 est allé jusqu'à approuver Jacques Tezart dans ses fureurs contre ceux qui l'ajoutaient à son nom. Mais un magistrat3, qui a étudié ces matières avec plus de talent que d'amour, demande au feudiste si cet ornement déparait les familles de Rohan et de Montmorency. On peut aussi lui opposer un bénédictin4, mort victime de ses convictions héraldiques, qui a dit que : « l'article de annonce presque toujours la noblesse ». Tâchons de le prouver légalement.
L.e meilleur moyen de connaître le Code civil, c'est d'étudier le Code pénal, car ce qui est permis prête aux inductions, au lieu que ce qui est défendu n'en souffre pas. Du reste, en indiquant les délits, le jurisconsulte crée les droits.
Je supplie donc que l'on m'autorise à recourir à cette méthode pour préciser l'état juridique de la particule.
Le lecteur a dû voir que l'intrusion la