‹ La particule nobiliaireChapitre 44 sur 62 · DU CHAPITRE V · texte numérisé non relu

DU CHAPITRE V

1 « Eh! quoi, j'apprends que l'on critique, « Le de qui précède son nom. »

(Béranger, Le Vilain.)

C'est sa nouvelle fantaisie de mettre un de devant son nom, depuis qu'il est éligible et maire de sa commune.

(Courier, Lettres particulières, 28 novembre 4820.)

J'ai connu un honnête homme, qui s'appelait quelque chose comme Dubois; ceci n'est pas son vrai nom, il n'est pas mauvais garçon, du reste, et je ne veux pas le troubler. Il a mis sept ans à séparer la première syllabe de son nom des deux autres, et j'ai suivi sur toutes ses cartes de visite de l'an toutes les tentatives de ces deux malheureuses lettres d u pour s'écarter des autres. Les premiers essais ont été timides, il écrivait Dubois en séparant du de bois d'une manière imperceptible, puis il augmenta

un peu l'intervalle, puis un jour il mit un B majuscule à Bois ; puis il recommença à écarter les syllabes, et enfin aujourd'hui il s'appelle tranquillement M. du Bois.

(A. Karr, Guêpes, septembre 1848.)

« Autant l'habit français rend leur air ridicule, « Autant leur nom va mal avec la particule. »

(Et. Arago, Les Aristocraties, 4 847.)

Les gens qui ont usurpé des titres, et surtout el de, sont peut-être au nombre de plusieurs centaines de mille.

(Léon Plée, le Siècle, 12 avril 1857.)

Dans le Dictionnaire historique, imprimé en 4783 par une société de gens de lettres, avec approbation du roi, au commencement de l'article Catinat, on fit Catinat tout court; mais sur la fin, quand il fut devenu maréchal de France, il n'est plus appelé que le maréchal de Catinat. A l'article Chevert, ce simple soldat, élevé, malgré l'obscurité de sa naissance, au grade de lieutenant-général, n'est plus distingué que sous le nom de François de Chevert.

De nos jours, presque tous les gentilshommes chassés ou en voie de l'être, par les révolutions et les législations nouvelles, des anciennes terres dont ils portaient les noms, ont mis la particule devant leurs noms patronymiques, qui ne sont pas sujets aux mêmes changements.

(La Particule nobiliaire, par M. de Tardy, 4861.) .

La particule n'a pas grand sens ; elle constitue cependant une sorte de présomption favorable.

(Ed. About, Opinion nationale, 31 mars 1866.)

Bravo, Monsieur de Lagarde !

ANDRÉ

Qu'est-ce que vous avez tous à m'anoblir ?

LUCIEN

Ne fais donc pas ton enfant du peuple ! Ton grandpère avait la particule.

ANDRÉ

Je crois qu'il l'usurpait.

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