PERSONNAGES
.xMADAME D'ERMEL, 62 ans. . . M™» Pasca.
M. JAGOBUS, médecin, 70 ans . . M. Saint-Gbrma VICTOrtlE, femme de chambre. . M"« Gennetieb.
La scène te passe au fond d'une campagne de Normandie.
N.B. — Tontes les indicatiwis sont prises de la gatiche et de la droite da
Cliez madame d'Ermel. Un petit boudoir attenant à une chambre à coucher. Devant la cheminée, un guéridon sur lequel sont posés une cafetière, deux tasses et un sucrier. Une bouillotte murmure devant le feu. Au fond, une cheminée avec glace, pendule et candélabres à trois branches ; de chaque côté du guéridon un fauteuil ; à droite de la cheminée une petite table vide-poche, à gauche un porte-pincettes et pelle garni de sa pelle et de sa pincettc, à côté une chaise ; à droite et à gauche pan coupé, une porte ; au premier plan à droite une fenêtre ; au premier plan à gauche une console ; à droite' premier plan, un peu en avant de la fenêtre, une chaise longue; à gauche premier plan, une table de jeu sur laquelle se trouve un damier, un flambeau à trois branches avec abat-jour, à gauche de la table, un fauteuil bergère, à droite une chaise. Derrière le fauteuil qui est à droite d» la cheminée un pararent à trois feuilles. Sur la table à ouvrage un sac renfermant un tricot déjà commencé.
SCËNE PREMIÈRE
MADAME D'ERMEL, VICTOIRE p»i, JACORUS
Lu lever du rideau, madame d'Ermel est à la porte de gauche, qui ost entr'ouTorte elle tourne le dos au public et regarde par cette porte, puis vient devant le guéridon et regarde la pendule.
MADAME d'ERMEL, seule.
Sept heures et quart, ou peu s'en faut... C'est un fait ivéré désormais pour moi, que Jacobus retarde en cnoyenne de cinq minutes sur Tan passé (niie descend
\ l'avant-scène gauche, à droite de la tablo de jeu.) Jusqu'à la Saint-"
Michel derni^re^, dix minutes lui sufl^s^ient pour to barre à ma porte. Son pas s'est ralenti... je n'ai m cela. . . . Qu'il continue du moins à ne pas s'en dou
Elle remonte à la cheminée en passant entre le guéridon et le fauteuil d et fait rétrograder de quelques minutes Taigullle de la pcndulo.
VICTOIRE, ourrant la porto de gauche.
Monsieur Jacobus 1
Victoire se retire quand Jacobus es
Madame d'Ermel descend devant le guéridon, Jacobus entre parla porle de g vienl i^ eUe, elle \aX tçnd U mAift droite qu'il prend.
]CÀI>AU« Si'ERUEL.
k cœur brûlant, je Tespère ! . . .
MADAME d'ERMEL.
Vous êtes gelé, mon brave bomme. Quel temps donc ce soir?
JACOBUS, quittant la main de madame d'Ermel.
Un vrai temps 4^ p]:int^9\p.s : v^n^t, pluie et grêl Avec votre permission, je déposerai ma canne dan^ angle.
^ X« IfOSfiT sa ça^ne contre le lambris à
MADAME D'ERMEL. Elle remonte et s'asseoit sur le fauteuil À
du guéridon.
Faites. Ne vous refusez donc rien, je vaus en prie Et mon chapeau sur cette console. (i« pose son chapeaa
console à gauche, puis rient entre le guéridon et le fauteoU qui est à g
Étrange empire, ma vieille amie, que celui des habiti Si, durant k cours d'une seule soirée, ma canne rej