‹ La partie de dames: pièce en un acteChapitre 3 sur 17 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

ixuire part que dans cet angle, et mon chapeau ailleurs que sur cette console, je n'aurais plus la Kberté de ma pensée.

MADAME D^ERMEL.

Tous les astres, docteur, ont des évolutions fixes.

JACOBUS

Vous en savez quelque chose, ma déesse!. . . Pardon ! (n regarde la pendule.) Ccst extraordinaire l

MADAME d'ERMEL.

Quoi donc?

JACOBUS

Votre pendule va bien?

iVir:

MADAME B^ERMEL. EUe fUl mine d'écouter si 1» oafé passe

dasji la cafetière.

Comme un ange.

JACOBUS

.. Il faut avouer que j'étais construit canrémenl ! Groiriess- •^ous que je suis parti de chez moi à sept heures trois, de orte qu'à soixante-dix ans je n>e permets de faire en sept ^sà(i»4Qinutes un trajet d'un l;ilomètre^ '

Il s'assied sur le fauteuil à gauche du ^éridon. il à 41»

MADAME d'ERME](..

)n^' Vous êtes un être mystérieux. Les années vous caresent plutôt qu'elles ne vous touchent....

^0 JACOBUS

t à g»x' A propos, m,a chère dame, je \ai& ffts% \o>u& surprendre* abitott y a du nouveau dans Landerneau. Vous raçpelez-vous 3 rep<^es deux orphelins maladifs, ces deux arbustea déaespéïés

que vous daignâtes confier, il y a deux mois, à ma ! et à mon amitié ?

MADAME D^ËRMEL.

Mon camélia et mon cactus ? Ils sont morts^ je

JACOBUS, triomphant.

Ils sont si peu morts, qu'ils sont en fleurs^ comm même.

Bah!... Voilà de ces choses qui xous boule versen quand pourrai-je voir ce miracle de mes yeux ?

JACOBUS

Dès demain matin, si vous le voulez : je viendn prendre, et, en passant, nous entrerons chez Jeanne qui est au lit avec une fièvre de la nature la plus reuse.... Quand je ne puis promettre la guérison malades, vous savez que je leur promets votre pri On raconte d'Hippocrate qu'arrivé à la fin de sa carrière, il n'avait plus qu'un seul médicament au eût confiance ; par malheur, le secret s'en était mais je Pai retrouvé : c'est la bonté d'une femme.

n tend la maki à madame d'Ermel qui lui donne la sienne, Jacobus la lui

MADAME d'ERMEL.

Vous êtes un cajoleux! N'importe : j'irai chez Nicot.... Donnez-moi votre tasse, mon jeune ami.

JACOBUS s'assied et présente sa tasse à madame d'Ermel.

Breuvage digne des dieux, tant par sou arôme q la main qui le verse I...

MADAME d'eRMEL.

Sucrez-vous , Jupiter.

Jacobus prend la pince à sucre, met un morceau de sucre dans la tasse de d'Ermel, un dans la sienne et la donne à madame d'Ermel qui verse le les deux tasses; Jacobus s'accommode dans son fauteuil, prend sa tai soucoupe et remue sa cuiller dans sa tasse.

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