SCÈNE PREMIÈRE
Que le nocher au cœur trois fois bronzé affronte sur son frêle esquif la vague adrîatique ! Je suis bien ici, quant à moi, et j'y reste!...
MADAME d'ERMEL.
Mais buvez, et dites-moi si ma petite cuisine a réussi ce soir.
Au moment où le docteur porte la tasse à ses lèvres, la porte do gauche s*ouTre
et Victoire entre.
VICTOIRE
M. le curé demande s'il peut parler à Madame.
MADAME d'ERMEL.
Mon curél Certainement. Priez-le de monter.
Victoire sort.
JACOBUS. n pose sa taise sur la table, se lôre et se met derant la cheminée.
Encore ce curé!
MADAME D^ERMEL, riant.
« Encore ce curé! » est charmant. Depuis huit mois qu'il est dans la paroisse, il est venu passer ici une soirée, une seule; il a vu qu'il vous gênait;... car, Dieu merci, il n'y avait pas moyen de se méprendre à la belle mine que vous lui fîtes... Depuis ce temps, il a la discrétion de pas franchir mon seuil après sept heures du soir; quand il dîne chez moi, il se retire en sortant de table, et le prix de toutes ses délicatesses, le voilà en trois mots ; « Encore ce curé ! »
JACOBUS
Bah! bah! vous vo}ez qu'il se ravise. Je vous prédis qu'il va s'établir ici pour la soirée, le dos au feu, la soutane en éventail...
Victoire entr'ourre la porte do gauche.
VICTOIRE, nnlnnl.
H. le curé n'ft que tteux mots à dire à Hadame; il ne veut pis mottter.
UADAHE D'ERHEL.
Je descends... (eu» «ill un ligos t Vli^tolre qui » etln Mad m
d'Erairt se lète.) Entendez cela, docteur; {eiip pbsm aa^ii le gu a
m le fauteuil qui asi i gajctia, pula l'srrtle el h relouma.) enlendcî 1
ceIa,(Eiie ïajuiqu'i la porto et Tourre.) et moureï de honte I Honl...
Hein! hein l...peuh..>oui-dà! deux mots1{ii descend à i'^tui
acèns droits, près di: pied de li ctiBIss longue, eu pgManl enln le guéridon n 1:
ranteniids droite.) Il vs la retenirdcux heuresdans le vestibule, entre quatre venta I,.. Oh! que je reconnais hienlA l'espril égoïste et accapareur de la robe noire I . . . m reowiiii aa rot*
i geoebe, piès du rauleuil qui est i gauche du guéridon.) Ah t ^ I br&V-O !
l'entretiense prolonge! Langue de prêtre, langue defemme, autant en vaut l'aune I Bonne besogne pour le diable ! (ii
re4«srBQd à !'iTaonc*nB droite, puis remonte au tand a droite du guéridon.]
EBt'41 séant, esUl convenable, je le demandiï, qu'un prêtre coure les champs à l'heure qu'il est, pour venir CDiBmérer dans une antichambre? Je suppose qu'un malheureux à