‹ La passionChapitre 10 sur 46 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

LA VIERGE paraît, entre MARTHE et MADELEINE. JUDAS

i LAZARE

marchent dorneci

LE CHŒUR DES HOMMES

Salut, race du roi David !

LE CHŒUR DES FEMMES

0 mère sainte !

LA VIERGE, aux femmes.

Savez-vous où mon Eils est allé?

Bile regarde avec inquiétude le groupe de ceux qui entourent Caïphc. LE PHARISIEN.

Viens sans crainte, Femme, nous sommes tous des prêtres, des marchands.

LA VIERGE

Mon Fils séparera les justes des méchants,

Et les bons auront part au trésor qu'il possède :

Je ne vous connais pas, que Dieu vous soit en aide !

ANNE

Ton fils a «les trésors ?

-2ii

LA VIERGE

Son trésor est le seul :

Lazare que voici dormait dans son linceul, Mais mon Fils a dit: « Marche, » et vous voyez Lazare

0 Messie !

LE r.IIiElT. DES HOMMES.

CAIPHE, bas au Pharisien, montrant Lazare.

Encore un dont il faut qu'on s'empare.

ANNE, à la Vierge.

Tu portas le nabu qui parle sur Sion : De quel père est-il né?

LA VIERGE

Je n'ai point mission, Moi femme, de porter la parole à qui doute ; ■le suis près de mon Fils pour entendre, et j'écoute.

LE CHŒUR DES HOMMES

Permets-moi de toucher le pan de ton manteau Et je serai meilleur.

LA VIERGE

Dieu garde ton troupeau.

Qu'il fasse prospérer tes brebis et ta vigne : Sa faveur cherchera quiconque en reste digne, Mais moi qui ne suis rien, je ne peux rien pour toi.

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