VOA ME
La toux est fréquente, petite, sèche, quinteuse (1), la respiration, courte. La percussion est douloureuse et révèle une légère diminution de la résonance. À l’auscultation, la respiration est râpeuse, avec quelques râles crépitants; on note de la submatité dans une partie plus ou moins considérable des poumons mais toujours plus nette au niveau des sommets.
C’est alors la pleuro-pneumonie qui s’établit. La toux plus rare est faible, avortée; un Jjetage rouillé, spumeux d’abord puis muqueux et muco-purulent lorsque la maladie dure, s’écoule des narines; la respiration courte et vite s’entrecoupe. À l’auscultation, le murmure vésiculaire a complètement disparu, et dans la zone correspondante, un seul poumon, le droit généralement, ou les deux sommets avec prédominance au sommet droit, il y a matité; souffle tubaire enfin et râles crépitants humides dans le voisinage des parties hépatisées.
L’épanchement séreux qui se collecte puis se concrète dans la cavité pleurale modifie dans une certaine mesure ces diverses manifestations.
Aux symptômes de la pleuro-pneumonie se superposent, en de nombreux cas, ceux d’une péricardite exsudative d'intensité variable. Tout d’abord les bruits du cœur tumultueux, s’assourdissent; le pouls bondissant ébranle le thorax; mais bientôt 1l s’efface, les jugulaires sont en réplétion, l’animal se tient debout, 1immobile, les antérieurs écartés, la physionomie anxieuse; les muqueuses cyanosées.
b) Pasteurellose à dominance abdominale.
Après une première période très brève de constipation, 1l y a émission d’excréments ramollis, muqueux
(1) Cette toux ne se manifeste que rarement chez les animaux du pays.