HONDA
puis diarrhéiques, striés de sang ou franchement sanglants, d’odeur fétide. Dans le même temps, l’animal manifeste des signés de coliques — il se regarde le flanc — la palpation révèle de la sensibilité de l’abdomen et la présence dans la cavité d’un épanchement plus ou moins abondant, susceptible de provoquer de la discordance respiratoire.
Vers la fin le malade se météorise.
c) Pasteurellose à dominance ganglionnaire superficielle.
C’est la forme dite « œdémateuse » de la pasteurellose.
Presque toujours, les premiers en date des troubles résultant d’une localisation ganglionnaire caractérisée, se manifestent à hauteur de la gorge. Le malade porte la tête haute, dans une attitude figée; à l’exploration on trouve de la sensibilité et un peu d'infiltration des ganglions rétropharyngiens — il y a adénite — puis rapidement, une tuméfaction œdémateuse, chaude, sensible, douloureuse, jamais crépitante et qui bientôt gardera l’empreinte du doigt, se développe autour de la gorge; elle peut prendre des dimensions considérables et gagner, en avant l’auge, les parotides, la nuque, les joues pour envahir enfin toute la face qui prend alors un aspect de bouffissure particulier, en arrière, le bord inférieur et les faces de l’encolure, la gouttière jugulaire, en dedans, le pharynx, le larynx, l’arrière-bouche, la base de la langue, le canal lingual. L’entrave Que apportée par l’œdème au jeu des organes voisins s’accentue progressivement; la déglutition d’abord simplement gênée est bientôt impossible, l’animal salive abondamment; la langue cyanosée, prend, à sa base surtout