QUE
En définitive, et sous quelque forme qu’ait évolué la maladie, les signes généraux et fonctionnels s’aggravent; la faiblesse est extrême, la stupeur très accusée; puis, progressivement ou brusquement, la température s’abaisse, le mufle se dessèche, les extrémités se refroidissent. Les muqueuses externes sont souvent marquées à ce stade de taches hémorragiques punctiformes ou maculaires; l’hématurie, la dysenterie traduisent l’existence d’hémorragies capillaires intestinales, rénales ou vésicales.
L'animal tombe, fait entendre quelques plaintes, contracte convulsivement les membres et les mâchoires et finalement meurt d’asphyxie ou de syncope cardiaque.
d) Marche. Terminaisons.
L'évolution clinique de la pasteurellose aiguë dure de quelques heures à quelques jours — six heures au minimum, einq jours au maximum — elle est plus rapide chez le buüffle que chez le bœuf et plus rapide sous sa forme ganglionnaire superficielle (forme œædémateuse) que sous ses modalités thoraciques et abdominales; le maximum d’acuité et de rapidité de la maladie se trouve réalisé lorsque sans localisations précises, le processus évolue d'emblée en septicémie.
La mortalité peut atteindre 95 % dans les troupeaux de buffles, elle s’abaisse fréquemment à 5 % dans les troupeaux de bœufs contaminés.
La guérison, lorsqu'elle se produit, est ordinairement très rapide dans la pasteurellose aiguë pure; la maladie
PL ORRE
se scinde alors en deux phases, une phase d’aggravation des désordres qui dure de douze à vingt-quatre heures et une phase de résolution des accidents qui dure de un à trois jours; au cours de cette période la défense de l’organisme se traduit extérieurement par l’exsudation générale des muqueuses (jetage, larmoiement et diarrhée séreux).
Il est exceptionnel que les animaux qui ont fait une localisation bien caractérisée guérissent et dans ce cas alors le retour à la santé se fait beaucoup moins rapidement.
B. — FoRMES CHRONIQUES
Nous réunirons sous ce titre un certain nombre de pasteurelloses, en elles-mêmes bénignes, modifiées dans leur marche et dans leur expression clinique par la coexistence chez le malade d’une autre infection; nous les rangerons en deux groupes :
19 La pasteureilose est l’infection première: 1l s’agit alors de formes thoraciques chroniques de la pasteurellose ou plus exactement de pneumonies à pasteurella diversement compliquées mais dont en définitive les séquelles peuvent se présenter comme des cultures absolument pures de la pasteurella spécifique.
29° La pasteurellose est l’infection surajoutée : c’est le cas des pasteurelloses qui surviennent au cours de la peste bovine — à forme lente de’ préférence — et de certaines entérites chroniques. Lorsque la pasteurellose se grefle sur la peste, on observe le plus souvent des signes de broncho-pneumonie et de péricardite exsudative à marche subaiguë ou chronique; lorsqu'elle complique une infection intestinale banale, les symptômes sont ceux d’une entérite chronique ulcéreuse, cachecti-