PERD
un volume considérable, elle déborde des arcades maxillaires; de chaque côté du frein, l’ædème se collecte en replis tremblotants qui comblent les gouttières linguo-maxillaires; la respiration est de plus en plus difficile, bruyante, stertoreuse; l’extension du processus à la partie supérieure de la trachée, aux cornets nasaux, aux sinus, aggrave les signes respiratoires; l’asphyxie progresse rapidement, le malade suffoque.
Presque en même temps que l’adénite rétropharyngienne, et parfois en l’absence apparente de celle-ci, on voit fréquemment se développer une adénite des groupes brachiaux et préscapulaires.
L’inquiétude du malade qui porte ses regards vers la région et tourne en rond, les trépignements qu’il exécute, une légère boiterie d’un antérieur, la sensibilité vive parfois à l'exploration manuelle, la tuméfaction des ganglions préscapulaires sont les premiers indices de cette localisation des accidents.
Un œdème inflammatoire prend alors naissance sous l'épaule et apparaît à son défaut vers le tiers inférieur de la dépression; il comble rapidement cette dépression, puis diffuse vers l’encolure et sur l’épaule, dans le fanon, sous l'abdomen, à la surface des côtes et du dos, le long du membre dans sa partie déclive; il se répand également dans lintervalle des plans musculaires en chacune de ces régions anatomiques qui bientôt se trouvent absolument informes.
La tuméfaction peut apparaître, seule parfois, mais plutôt par extension d’un foyer rétropharyngien ou scapulo-branchial, en un point quelconque de la surface du corps et notamment à la partie supérieure des membres postérieurs (localisations inguinales et poplitées); elle y détermine des troubles de même nature que ceux que nous avons énumérés plus haut.