À. — HISTORIQUE GÉNÉRAL SUCCINCT
La maladie à été mentionnée pour la première fois en 1761, chez le bœuf, par Trutta, dans son Nouveau jardin de la pratique et de l'expérience.
En 1817, Metaxa donne une description de la «gourme du buffle » dans son Traité des maladies contagieuses et épizootiques des animaux domestiques; en 1853, Fauvet la différencie du charbon avec lequel elle était Jjusqu’alors communément confondue.
En 1878 Bollinger observe l’affection sur des animaux du parc royal de Munich; 1l la décrit sous le nom de Wild und Rinderseuche.
En 1887 Kitt donne une étude clinique de la maladie chez les bovidés; il en a isolé l'agent causal dont 1l précise alors les principaux caractères.
Vers la même époque enfin, Oreste et Armanni assimilent à cet agent microbien celui qui détermine la maladie des buffles dans les latifundia.
La pasteurellose a été signalée ultérieurement, chez le bœuf et le buffle, un peu partout, et notamment en Egypte par Piot, en Afrique du Nord par Galtier, aux Etats-Unis par Bilhings et Nocard, en France par Mesnard, en Suisse par Guillebeau, au Danemark par Jensen, en Moravie par Rudowski, en Hongrie par Sequens, en Argentine par Lagnières, en Russie par Dziemtio lowsky, en Syrie par Verge, au Brésil par Schmidt.
En Extrême Orient les premières observations de la maladie ont été faites par Van Ecke en 1892, chez le bœuf et par Hubenet en 1896, chez le bufile; elle a été depuis signalée et maintes fois observée dans les Indes anglaises (Pease, Evans, Holmes, Baldrey) et les Etats malais, à Manille (Wolney et Sorrell) en Chine méridionale (Schein) en Birmanie, au Siam.
B. — HisroriQue EN [INbociNne
C’est à Condamine qu’on doit en Indochine la première mention de la maladie; la lecture du rapport qu’il a publié en 1868 «sur une maladie épizootique des buffles de Baria et de Longthanh en Cochinchine », donne à penser que cet auteur s’est trouvé là en présence d’une épidémie de peste bovine doublée, seulement chez un certain nombre d'animaux, d’une atteinte de pasteurellose.
En 1869, Germain a signalé une épidémie observée par lui en 1865 dans la population bubaline du cercle de Gocong, en Cochinchine également; certaines particularités symptomatologiques rapportées par Germain conduisent à supposer que lui aussi a eu affaire à une infection mixte; toutefois, la rapidité de la maladie, son allure saisonnière, sa réapparition chaque année aux mêmes endroits, sa rareté dans les régions hautes, sa fréquence au contraire dans les plaines de rizières, sont autant d'arguments en faveur de l’existence réelle de la pasteurellose dans les effectifs considérés.
En 1895 Yersin a rapporté l'observation faite par lui en Annam l’année précédente d’une «épizootie’ des