I Tim., iv
Le premier bereeau.
Messieurs,
Les époux chrétiens sont revenus de l'autel, emportant avec eux cette grâce du sacrement, qui constitue leur avoir le plus précieux. Parmi les vœux pleins de tendresse, que l'Église a fait monter pour eux vers le ciel, il en est un plus cher encore à la parenté que les autres.
Le cœur d'un père et d'une mère a vivement tressailli, lorsqu'on a vu le ministre sacré se tourner une dernière fois vers ceux
qui viennent de contracter leur engagement solennel, et leur dire, dans le style des vieux patriarches : Que le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob soit avec vous, et qu'il accomplisse en vous sa bénédiction : Ipse adimpleat benedictionem suam in vobis*.
Pour ceux qui savent comprendre, il y a là comme une promesse divine de fécondité. La nouvelle branche, qui vient de se former sur le tronc de la famille, ne demeurera point stérile. Avec le secours du ciel, on la verra produire son fruit en temps opportun. Cet espoir reste au fond des âmes; il accompagne la jeune épouse dans sa maison, illuminant sa vie nouvelle et lui souriant déjà à travers toutes ses autres joies. A vrai dire, son bonheur ne sera complet, que le jour où l'oracle qui retentit toujours à son oreille, sera devenu pour elle une réalité vivante.
Le premier berceau, quelle somme de jouissances inexprimables n'apporte-t-il pas au foyer! Il en est la lumière, l'ornement, la