‹ La pathologie de l'esprit [electronic resource]Chapitre 3 sur 43 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

elles me parurent. D'un côté, les traités de psychologie n'en faisaient aucune mention et ne fournissaient aucun secours pour en faciliter l'intelligence, et d'autre part les traités sur les maladies mentales, tout en fournissant des documents complets sur le sujet, le traitaient comme s'il appartenait à une science entièrement distincte de tout ce qui a rapport à l'esprit sain. Gomme les études de psychologie, de physiologie et de pathologie mentale concernaient en réalité le même sujet, il était clair que des méthodes qui suivaient des lignes différentes entièrement distinctes devaient être fautives en une certaine mesure, et que c'était rendre service, et en môme temps faire une œuvre pleine de promesses^ que d'essayer de les mettre en rapport l'une avec l'autre, et de faire en sorte que la psychologie, la physiologie et la pathologie pussent s'aider et s'éclairer mutuellement. La première édition, comme je le disais dans la Préface, était le premier fruit de cet essai, et le présent volume, qui résume les résultats d'études plus profondes et d'une expérience plus mûre, en est l'achèvement. Introduire des chapitres sur les états mentaux anormaux qui se produisent dans les rêves, l'hypnotisme, l'extase, la catalepsie et les états analogues, c'est donc contribuer à l'accompUssement d'un dessein général.

La même raison, j'espère, paraîtra suffisante pour justifier l'importance que j'ai accordée à une matière neuve et à quelques égards discutable et qui se trouve au chapiti-e sur « les causes et la prophylaxie de la folie » . Il me semblait juste de mettre en rchef le fait que la folie est en réalité un phénomène social, et d'insister sur ce point qu'elle ne pouvait faire l'objet de recherches satisfaisantes et être comprise exactement, si on ne l'étudiait d'un point de vue social. C'est, je crois, de cette manière seulement que sa nature et sa signification réelle, comme phénomène anormal, peuvent être saisies et comprises. En refondant le

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