PRÉFACE VII
plan de l'ouvrage, j'ai donc pensé qu'il était bon, dans le chapitre des causes, de traiter d'abord en général l'étiologie des désordres mentaux d'un point de vue social, de manière à rechercher leurs relations organiques avec l'organisme social, et en second lieu de traiter en particulier des causes pathologiques, de manière à rattacher la pathologie mentale à l'a pathologie générale du système nerveux, et à répondre aux exigences de la pathologie scientifique.
En décrivant les symptômes de la folie, j'ai cru devoir également l'étudier d'abord en général, comme maladie, 6t exposer les divers symptômes qu'elle présente suivant les cas ou suivant les périodes de son développement; ensuite j'ai cru devoir consacrer un chapitre distinct à l'esquisse des différents groupes cliniques des troubles mentaux que l'on rencontre dans la pratique et que le médecin doit soigner. De cette manière, j'espère avoir satisfait aux obligations d'une véritable exposition scientifique et aux nécessités plus pratiques de ceux qui ont à se former une opinion sur la cause, la marche, la terminaison et le traitement d'un cas particulier. Si le chapitre sur la symptomatologie avait été mis de côté, l'omission eût entraîné beaucoup de répétitions vagues dans la description des groupes cliniques et secondairement l'auraient rendue confuse; si, d'autre part, le chapitre consacré à la description de ces groupes cliniques avait été omis, on n'aurait pu donner qu'nne notion vague et générale des symptômes des désordres de l'esprit, et nous n'aurions pu avoir cette connaissance plus précise et plus pratique des variétés cliniques qui, maintenant que nous pouvons en esquisser les contours, doivent faire partie d'un traité sur les maladies mentales. Quelle que soit la valeur des tableaux cliniques de ce volume, ils ont été certainement faits d'après nature, et, si l'espace me Tavait permis, j'aurais pu joindre un exemple à chaque ligne de description .