INTRODUCTION XLI
çait à faire défaut^ que la lutte pour l'existence devenait plus âpre^ ce n'est que les organismes plus aptes à vivre dans les conditions nouvelles qui survivaient. Il en résultait une capitalisation plus intense des énergies vitales et une différenciation plus spécifiée de la structure pour les organismes individuels et^ par hérédité, pour des espèces entières.
Les cellules dont est formé tout corps organique procèdent de la même manière dans leur évolution consécutive. Pendant la croissance du corps, c'est l'évolution extensive qui prédomine; après quoi survient une période d'évolution surtout intensive qui arrête la multiplication homogène des cellules et se manifeste par une condensation plus intense des énergies acquises. Pour les organismes de la nature, notre corps y compris, ces alternances sont limitées princi* paiement à deux périodes : la jeunesse pour l'évolution extensive des cellules, et l'âge mûr pour leur évolution intensive. Ces deux périodes d'évolution se dessinent d'une manière irès nette dans les différentes phases de développement de plusieurs espèces d'insecteSt Aussi longtemps que l'insecte se trouve dans l'état de larve, il croit en di« mensions sans que les parties de son corps se différencient notablement; mais dès qu'il se transforme en chrysalide, l'insecte entre dans la période de différenciation en perdant simultanément en poids et en dimension.
Pour la société dont l'évolution dans ses éléments anatomiques primaires est analogue, non à celle des individus comme représentant des différentes espèces végétales, mais à celle des cellules dont ils sont formés, ces périodes peuvent se succéder et alterner à plusieurs reprises.
Ce n'est qu'un schème que nous avons reproduit plus haut. L'évolution dans l'un ou l'autre sens ne se manifeste