SCÈNE VIII
la CHANOINESSE, BLANCHE, puis le COMTE LA CHANOLNESSE.
Ah ! ces gens de province ! c'est tuant ces visites-là Encore s'ils avaient quelque chose à vous dire , ou même à vous demander ! Mon Dieu ! si seulement on leur avait appris à s'asseoir et surtout à se lever... mais non!
(Le comte, revenant, Blanche lui fait signe de venir s'asseoir près d'elle.)
BLANCHE
Et puis, mon oncle, vous rappelez-vous...?
LE COMTE
Ah ! si nous allons entrer dans le chapitre des te le l'appelles -tu?
BLANCHE
0 le vilain !
LA CHANOINESSE, qui s'est retournée.
Blanche, faites-moi le plaisir de venir à côté de moi... Approchez, mon enfant... asseyez-vous... vous êtes assez grande fille pour savoir ce dont j'ai à vous parler... vous avez vu la personne en question ?
BLANCHE
Oui, ma tante... une fois au parloir.
LE COMTE
Eh bien?
LA CHANOINESSE
Vous reverrez cette même personne demain soir... elle vous sera présentée officiellement... on traitera les articles après-demain... et lundi...
BLANCHE
Lundi, ma tante...?
LA CHANOINESSE
Oui, lundi, ce sera une chose faite. Le parti que nous vous destinons, je n'ai pas besoin de vous le dire, est un gentilhomme de bonne noblesse et très-parfaitement apparenté ! Vos pères, ma nièce, ne nous ont point laissé de grande fortune : on ne rougit point de l'avouer, quand on a employé son bien au service de son prince. Cependant avec ce que nous avons de biens, mon frère et moi, et qui seront à vous...
BLANCHE
Ma tante...