‹ La Patrie en dangerChapitre 49 sur 111 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

PERRIN, seul, regardant autour de lui

Partie !... disparue !... elle n'a pas osé venir la prendre... Des femmes, des jeunes filles, les mêler à nos guerres!... Oh! les passions qui se battent ne reculent devant rien... Abuser de ces faiblesses, de ces exaltations, faire des victimes avec cela... des femmes. Lâcheté ! c'est un ennemi qu'on devrait bien épargner à

des Soldats! (Il regarde la carte laissée par Blanche,) Blanche...

de Yaljuzon ! Elle !... Blanche !... dans ces complots qui pourraient me mettr e sa mort dans la main ! . t . Sa t^nte, oh! toujours sa tante !... Blanche!., c'était elle !... oh ! mes années de ce temps-là ! Heureuse égalité !.. la première de toutes, celle de l'enfance! Vos noms, ce ne sont encore que vos petits noms... on ne sait rien du monde de plus tard... c'est la nature... Elle me disait : Tu, et je lui disais : Blanche... Blanche, c'est maintenant mademoiselle de Yaljuzon !... Oui, là, elle était là, devant moi, immobile, fîère, voilée... et pas un mot...

Pourtant, à la fin, un moment... Quand jelui ai parlé de moi, il m'a semblé, elle a fait un mouvement... Les révolutions ont beau faire : elles vous laissent un cœur. . . Allons ! à mes devoirs ! Je lâcherai, sans y faillir, de faire pour elle ce que j'ai fait pour l'oncle au 10 août... Dieu merci! celui-là, sa blessure était assez bonne pour que je ne craigne pas de le retrouver ici... Et à présent, commandant Perrin, ne soyez plus que l'homme de votre épée... Vous répondez de Verdun à la nation!

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