‹ La Patrie en dangerChapitre 52 sur 111 · SCÈNE Vil · texte numérisé non relu

SCÈNE Vil

les MÊMES, un PARLEMENTAIRE, les yeux bandés, amené % par un garde.

Rendez la lumière à monsieur.

(Le garde ôte le bandeau au parlementaire.) LE PARLEMENTAIRE.

Commandant, une note que le duc de Brunswick, généralissime des armées combinées de Prusse et de l'Empire, m'a chargé de vous remettre.

PERRIN, lisant.

«... J'offre donc à la garnison, ou plutôt je lui demande de livrer aux troupes prussiennes les portes de la ville et celles de la citadelle, et de sortir dans les vingtquatre heures, avec armes et bagages, à l'exception de l'artillerie. Mais si elle rejetait cette offre généreuse, elle ne tarderait pas à éprouver les malheurs qui seraient la suite nécessaire de ce refus. Elle serait soumise à une exécution militaire, et les habitants livrés à toute la fureur du soldat. » Messieurs, il n'y a pas de réponse, n'est-ce pas? Pas d'autre que le feu de la place.

Page 1