‹ La Patrie en dangerChapitre 51 sur 111 · ACTE III, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VI

nous donne bénévolement le temps d'être débloqués par le général Dumouriez?... Allons ! tenez, dites toute votre pensée... Ce n'est pas une trêve que vous demandez...

VOGNET.

Commandant, je crois que les sentiments que j'ai eu l'honneur de vous exprimer ne sont pas seulement les miens; ils sont aussi partagés par monsieur Blosseville.

(Bloiseville fait un signe d'assentiment.) Et ils répondent au désir

de toute la population de Verdun.

PERRIN

Vous la calomniez, monsieur... Il n'y a pas deux heures que le maire de cette population, venant à moi, je sortais de la citadelle, m'a demandé de se mettre à la tête de tous les hommes en état de porter les armes pour enlever les batteries ennemies ou mourir en combattant. Voilà un citoyen et un patriote, n'est-ce pas ? messieurs, qu'en pensez-vous ?. . . Oui, nous sortirons tous, ai-je dit à ce brave homme, aux braves gens qui étaient avec lui , et nous mourrons tous si l'ennemi fait brèche... Jusque-là je veux défendre régulièrement Verdun pour mon honneur et pour l'honneur de nos armes. Vous, restez sur les remparts, garnissez les parapets, murez les portes, et la ville est sauvée, et nous serons vainqueurs... Tel est le langage que je leur ai tenu : je n'ai pas à en tenir d'autre devant le conseil.

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