‹ La Patrie en dangerChapitre 80 sur 111 · ACTE IV, SCENE IX · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE IX

rantin, où, par malheur, j'eus l'idée de me débarbouiller de mou saus-culoltisme. 11 y avait comédie, j'y vais sans perruque. Je fais la bêtise d'êîre reconnu par un ancien garde du comte de Lireux, chez lequel j'avais eu l'honneur de chasser dans le temps. Là-dessus, dénonciation, arrestation à la porte du spectacle, comparution à la commune, qui me trouve porteur de papiers fabriqués, envoi à Lyon entre deux gendarmes pour la constatation de mon identité; et en route! Mes gendarmes se suivaient et se ressemblaient. J'en avais deux comme les autres, l'un jeune, l'autre vieux ; à la dernière étape de cette diable de route qui me semblait bien devoir me mener à la place des Brotteaux...

MADELEINE

Bonté de Dieu!

LE COMTE

Comme vous dites, ma belle, 'c'était ma seule ressource, ma foi. Je fais l'homme fatigué et je leur offre à boire, nous buvons, nous rebuvons. Le vieux glisse sous la table, mais le jeune résistait toujours. Un gaillard ! tout en l'envoyant au diable, je l'admirais, j'étais jaloux de ce qu'il tenait! quand au moment où je songeais aux grands moyens, il se met à me dire, en regardant son camarade : « Eh bien, allez, sauvez-vous... ou tenez, non, attendez-moi une minute... » Et il me rapporte ce panier et cette paire de pigeons... Je ne comprenais pas... » Eh bien oui, avec ça, vous aurez toujours l'air de venir du village d'à côté, et l'on ne vous demandera rien. » 11 a dit vrai, le brave gendarme... (On frappe à la

porte.)

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