LUE
de quatre, en saillie sur le reste de l'aponévrose, commencent au bord inférieur du ligament annulaire ; très rapprochées à leur origine, elles s'écartent plus bas, grâce à leur direction divergente parallèle aux tendons. Par opposition à leur naissance simple, leur terminaison est triple, et point particulier, s'effectue à des niveaux différents.
On peut distinguer
Des fibres cutanées : nées de la face antérieure des languettes, elles gagnent la face profonde de la peau où elles se fixent.
Etagées sur toute la longueur de la paume, elles sont surtout nombreuses au niveau des articulations métacarpo-phalangiennes; en ce point leur insertion sur la face profonde du derme s’accuse par la formation des « fossettes d'extension » allongées parallèlement à l'axe
des métacarpiens.
Des fibres profondes : courtes (voir sh. 2).
Parties de la face postérieure des languettes, près de leur bord, elles présentent un trajet dirigé sagittalement en arrière qui les porte vers l'aponévrose palmaire profonde où elles se fusionnent avec elle et entre elles, d'où constitution des arches péritendineuses de Poirier. Elles existent à partir du segment inférieur de la paume, ont la valeur de cloisons interposées entre les éléments fonctionnels et nourriciers. Nous verrons plus loin ja part importante qu'elles prennent à la constitution des tunnels.
Des fibres perforantes : longues (voir sch. ?). Elles se détachent des bords latéraux des languettes
au niveau des têtes mélacarpiennes. Elles parcourent ‘a paume d'avant en arrière, el dans ce trajet, traversent successivement les ligaments transverse superficiel €l profond, passent entre les métacarpiens, les contournent el marchant à la rencontre les unes des autres, re réunissent deux à deux, formant une vérilable sangle qui applique le tendon extenseur’ sur le dos des métacar plens. |
Quant à la portion interlendineuse, c'est plus artificicllement qu'on peut lui reconnaître quatre languettes intertendineuses (voir sch. 2), car à la dissection, 1l est difficile de les séparer du volet cutané.
Nées en haut de l'angle de bifurcation des languettes prétendineuses, elles se terminent sur la face profonde de la peau, en particulier au niveau des plis cutanés.
La plus interne se perd sur l'aponévrose palmaire interne.
La plus externe s'organise en un pinceau tendineux qui vient se perdre dans le pli cutané unissant le pouce à l'index.
Le syslème transversal.
Les véritables poutres de ce plafond aponévrotique trés écarlées à leur terminaison, sont élavées et rendues solidaires par un système fibreux transversal.
De même que leur extrémité postérieure est en quelque sorte supportée par le ligament annulaire, leur extrémité antérieure va reposer sur le ligament transverse superficiel jouant ainsi rôle de support alors que le Tigament palmant interdigital leur constituera un lien
ASE
commun qui les solidarise et augmente amsi leurs résistances.
Le ligament transverse superficiel (voir sh. 2) s'éten1 du lubercule externe du deuxième métacarpien au tubercule interne du cinquième. k
Son bord supérieur est peu net.
Son bord inférieur apparail au contraire à un bon centimètre au-dessus du ligament palmant interdigital.
De ses deux faces : la superficieile répond à l'aponévrose moyenne qu'elle doubie, la profonde aux organes palmaires.
Sa constitution montre qu'il comprend deux sortes de fibres :
Fibres superficielles, longues, jetées sans interruplions, du deuxième au cinquième métacarpien ;
Fibres profondes, courtes arciformes allant d'un espace intertendineux à Llautre, formant des arches prétendineuses dont les piliers se confondent avec l'aponévrose profonde.
Le ligament palmant interdigital (voir sh. 2) est ainsi dénommé par Poirier.
Par opposition au précédent, qui est intermétacarpien, le ligament palmant interdigilal est interphalangien; c'est dire quil s’élend du bord interne de la première phalange du cinquième doigt.
Ruban à direction transversale, il décrit dans l'ensemble une courbe à concavité supérieure,
De ses deux. faces : l’antérieure est tégumentaire, donc au-dessus de l’aponévrose moyenne, l'autre, postérieure, répond aux gaînes fibreuses des doigts, et dans
re
eur intervalle à la face proionde de la peau, des cominissures dont la sépare du tissu cellulo graisseux.
Son bord supérieur, légèrement concave en bas, est détaché du higament transverse.
Son bord inférieur est festonné en dents de scie.
Les parties procédentes ou dents, s avancent, Comme l'ont montré Legueu et Juvara, sur la face palmaire des phalanges ‘où elles offreut à considérer trois sortes de fibres terminales (voir sch. 2) :
Les fibres courtes antérieures se fixent à la peau :
Les fibres courtes moyennes gagnent la gaine libreuse ;
Les fibres longues postérieures contournent la phalange pour se réunir aux fibres homologues du côté opposé, renforçant ainsi la gaîne fibreuse digitale.
Les parties intercalaires légèrement concaves en arrière, soulèvent la peau des commissures.
La constitution de ce ligament montre au il est formé en partie de fibres transversales jelées en pont sur les gaines fibreuses digitales auxquelles elles adhèrent; en parle de fibres longitudinales en continuité avec les languettes intertendineuses de l'aponévrose palmaire.
C'est à ce titre, nous l'avons vu, qu'on peut lui faire jouer un rôle dans l'assemblage des différents éléments de l'aponévrose palmaire.
B) L'aponévrose palmaire externe.
Mince feuillet celluleux qui a la valeur d'un simple perymisium.