‹ La Paume de la MainChapitre 28 sur 41 · ET · texte numérisé non relu

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SCHÉMA IV. — Coupe sagittale de la patune : A. Arcade palmaire superficielle: B. Arcade profonde: C: Arcade dorsale:

1. Artère digitale: 2. Artère interosseuse ant; 3. Artère profonde supérieure: 4. Artère profunde inférieure; 3. Nerf digitale.

Les veines digitales.

Au nombre de deux, flanquant l'artère de part el d'autre, elles sont très grêles par opposition au système superficiel. |

Elles naissent par convergence des veines collatérales des- doigts. Ces dernières sont parfois tellement réduites que certains auteurs n'admetteat pas leur existence.

De toute façon, il appert qu'à la main, la circulation de retour se fait surtout par le résean superficiel. .

Les nerfs digitaux (voir sch. 4).

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Beaucoup plus longs que les artères, puisque division des troncs nerveux qui leur donne naissance a lieu à un niveau beaucoup plus élevé que celui des arcades artérielles.

Satellites des vaisseaux, ils proviennent à la fois du nerf médian et de la branche superficielle du cubital.

Dans l’ensemble, par rapport à l'axe palmaire, les nerfs sont excentriques aux artères.

Les branches issues du cubital Sont au nombre de deux.

Le rameau interne de la branche palmaire superficielle est annexé à l’arlère première digitale dont il suil le côté antéro-interne.

Le rameau externe de cette même branche longe ‘e coté de l'artère : deuxième digitale,

Ces deux rameaux nerveux émettent de petits filets cutanés traversant l'aponévrose.

Les branches fournies par le médian sont au nombre de deux :

LANTA Le:

Le nerf digital du deuxième espace, issu du tronc interne du médian, descend le long du bord externe de l'artère : quatrième digitale.

Le nerf digital du troisième espace, qui a même origine, accompagne l'artère troisième digitale en suivant son côté externe.

Signalons enfin l'anostomose qu'échangent le rameau externe du cubital et le nerf troisième digital, formant parfois boutonnière nerveuse à l'arcade palnaire superficielle comme le fait a été signalé par le Professeur Hartmann.

Les lymphaliques

Nous n'en dirons que quelques mots et pour cause, ils sont mal connus, car ici comme pour le système veineux on retrouve un contraste frappant entre l'abondance du réseau superficiel et la pénurie du système profond.

Issus de l'intérieur des gaînes fibreuses digitales, les lymphatiques vont, après un trajet satellite aux vaisseaux, gagner les canaux annexés à l'arcade supertficielle.

Une gaine vasculaire très fine entoure de son enveloppe ces petits pédicules.

À cause de leur direction verticale, parallèle aux tendons, la lésion de ces pédicules est fréquente. Généralement peu grave, nécessite simplement la figature des deux bouts artériels.

Quant à la section nerveuse, elle entraîne peu ‘le

conséquence, ces filets étant avant tout sensitifs, excep-

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lion faile pour les rameaux moteurs des deux premmers

lombricaux.

c) Le système transilaire

Est essentiellement représenté par les gros ironcs vasculo nerveux dont la disposition en arcade est particulièrement favorable pour laccomplissement de leur lâche d' « organe de distribution ».

Il est bien entendu que par organes lransitaires, nous comprenons tous les éléments qui {racersent Va paume suivant sa largeur, par opposition aux autres svtèmes qui la parcourent dans toute sa longueur.

Ces arcades vont croiser perpendicularrement tous les autres éléments occupant successivement la partie haule des tunnels, cheminement rendu possible grâce au dispositif des cloisons sagiltales partiellement interrompues dans leur segment supérieur.

I pourrait paraître illogique de décrire, après les pédicules digitaux, les arcades qui leur ont donné naissance, cependant, nous avons adopté celle façon de faire, pour deux raisons : d'une part pour nous conformer à la classification des systèmes palmaires suivant notre conceplion: d'autre part pour isoler les pédicules principaux qui s'opposent aux pédicules accessoires, non seulement par leur direction, mais encore par le rôle plus important qui leur est dévolu.

Les arcades arlérielles sont au nombre de deux : la

superficielle: Ta profonde,

L'arcade pulmaire superficielle (voir sch 4). essenbellement d'origine cubitale, résulte classiquement de

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l'anostomose à plein canal de la cubitale et de la radiopalmaire. |

En réalité et comme le montre la majorilé des disseclions, elle est avant tout icrmée par la terminaison de l'artère cubilale, sur laquelle se jette une pelite artère, la radio palmaire, qui l’atteint &n regard du deuxième espace, au niveau même de l'origine de la quatrième artère digitale.

Son diagramme n'affecte donc pas la forme d’un U, mais bien celle d'un V à branches inégales. |

Cette arcade nous présente à éludier trois segments |

Deux extrêmes : les piliers :

Un médian : l’arcade proprement dite.

Le pilier interne ou hypothénarien est le plus volumineux.

Partie de l'orifice inférieur du eanal de Guyon qu'elle vient de traverser en passant en avant du ligament annulaire, l'artère cubitale se porte en bas et en dehors, décrivant une courbe à concavilé supéroexterne.

Dans ce cour trajet où elle passe superficiellement l'origine des muscles hypothénariens, directement sousaponévrotique, elle est accompagnée de deux veines satellites. C’est beaucoup plus haut qu'elle a abandonné le nerf cubital qui, sur son côté interne, se divise très vite en ses deux branches terminales.

Elle pénètre rapidement dans la loge intertendi- neuse du quatrième espace où on peut arbitrairement du reste, faire commenter l’arcade en ce point.

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Le pilier exlerne ou {thénarien, est grêle, d'origine radiale.

L'artère radio-palmaire se détache de la radiale au point où cette dernière contourne l'apophyse styloïde du radius. Elle se dirige obliquement en bas et en dedans, pénétrant dans la loge palmaire externe. Directement sous aponévrolique, elle rencontre bientôt la volumineuse masse charnue de Téminence thénar. Elle franchit l'obstacle de façon variable : ou bien dans sa variété superficielle, elle passe au-dessus du court abducteur du ou bien, affectant le type profond, elle peut S'insinuer entre le court abducteur et le court fléchisseur du pouce parfois même dans l'épaisseur du premier.

Elle perfore ensuite la cloison séparant la loge externe de la loge movenne, et dans la moilié inférieure du deuxième espace, se jelte obliquement, à la façon d'une collatérale, dans l'artère cubitale.

L'arcade proprement dite :

Commence au niveau de l'extrémité supérieure du quatrième espace, parcourt cinq logettes aponévroliques pour descendre finalement dans la première logette intertendineuse.

Sa courbe répond à la parlie moyenne des métacarpiens, alors que sur la peau elle sé projette au-dessus de Ja ligne de Boeckel. au niveau de son repère clas- Sique, correspondant à son point le plus déclivé : à intersection de deux lignes cutanées : la supérieure réelle pli d'opposition du pouce au palmaire supérieur: linférieure virtuelle : hissectrice de l'angle formé par les deux plis palmaires supérieur et moven, :

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Encadrée par deux arcs veineux satellites, sus €l sous-jacents, elle se trouve comprise entre les nerls digitaux, les tendons fléchisseurs et leurs gaînes, prolondément; l'aponévrose palmaire movenne et les léguments’: superficiellement.

Les branches ceollatérales émises par l'arcade palmaire superficielle partent toutes de sa convexité. Nous avons longuement insisté sur les artères digitales. Pour mémoire, citons l'artère cubilo palmaire el un rameau musculaire pour l'éminence hypothénar : la fausse cubito palmaire signalée par Farabeuf.

L'arcade palmaire profonde (voir sch. #

Est constituée par l'anastomose à plein canal de la radiale avec la cubito palmaire.

Située à un niveau plus élevé que la superficielle, elle décrit une courbe plus régulière à concavité supérieure.

Elle est d'un calibre décroissant de dehors en dedans.

Le pilier externe est représenté par la terminaison même de l'artère radiale.

Cette artère gagne le creux de la main à travers le premier espace interosseux où elle représente la première perforante postérieure.

Après avoir franchi le défilé musculaire que lui offrent les deux faisceaux du muscle premier interosseux dorsal, elle s'insinue dans un interstice compris entre le prenuer interosseux dorsal : en arrière, le premier interosseux palmaire, puis le faisceau carpien de l'adducteur du pouce, en avant.

Elle émerge entre les deux faisceaux de l'adducteur

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du pouce, passant souvent sous une arcade fibreuse tendue entre les deux chefs, au niveau du Wroisième métacarpien; et entre alors dans la partie moyenne de la paume.

Le pilier interne est formé par l'artère cubito-palaire, branche collatérale de l'artère cubitale. Ce vaisseau, qu'il ne faut pas confondre, avec la fausse cubilo palmaire, simple rameau destiné à l'irrigation des muscles de l’'éminence hypothénar, nait de la cubitale au point où celle-ci croise le bord externe de l'opposant du petit doigt.

Elle se dirige en dehors et très rapidement pénètre dans la région moyenne de la paume.

L'arcade proprement dile est située à un bon centimètre au-dessus de l'arcade superticielle. Elle se dirige un peu obliquement en ba< el en dedans.

Topographiquement, elle répond par sa face prolonde à l'extrémité supérieure du corps des métacarpiens tout près de leur base, d'où sa blessure dans la désarticulation du troisième mélacarpien et la possibilité de l'aborder par voie postérieure (Delorme): par sa face superticielle © aux téguments où son point le plus déclive -e projette sur une horizontale, siluée à deux travers de doigts au-dessus du repère de l'arcade superficielle, réalisée par la ligne trapezo-pisiformienne.

Accompagnée par un double are veineux, elle répond superficiellement, aux tendons fléchisseurs, leurs gaines, aux muscles Tombricaux. L'aponévrose profonde la recouvre, En réalité, l'artère mest pas dans le médiastin palmaire, mais bien dans l'épaisseur de sa paroi posté-

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