‹ La Paume de la MainChapitre 27 sur 41 · RAR · texte numérisé non relu

RAR

dineux est possible grâce aux hialus des cloisons sagittales. Nous voyons encore ici Loute l'importance du complexus aponévrotique dont ies moindres détails de construction répondent à une adaptation physiologique.

Signalons pour être complet, que les gaines digitales (voir sch. 3), par leur extrémité supérieure disposée en gaine préputiale, appartiennent à la paume, car elles remontent un peu au-dessus du pli cutané inférieur.

Au point de vue chirurgical et pathologique, qu'il nous. suffise de rappeler les données elassiques, à savoir : d'une part, la plus grande gravité des panaris des doigts extrêmes, à cause de la communication des gaines Ccarpiennes avec les gaines digitales (correspondantes: d'autre part, la possibilité d’un phlegmon total des gaines carpiennes, favorisé par la communication des gaînes radiale et cubitaie grâce au trait d'union que leur constitue la gaîne moyenne.

B) Le système intercalaire el nourricier nous offre a étudier les muscles lombricaux et les pédicules digitaux.

Les muscles lombricaux (voir sh. 5), annexés aux tendons fléchisseurs profonds, sont au nombre de quatre ainsi comptés à partir du bord radial de la main.

Ils présentent des caractères communs.

Ils tirent leur orifice de la face ant et du bord radial du tendon fléchisseur profond, un peu au-dessous du hgament annulaire.

Cette insertion, haute de un centimètre environ, se fait par des fibres charnues.

Le corps musculaire est grêle, sous forme ‘d'une languette charnue qui, quittant le tunnel :prétendineux

Her (QE

à lravers sa paroi latérale, gagne le lunnel intertendineux où il descend parallelement au tendon fléchisseur qui lui a donné naissance, mais séparé de lui par ‘a cloison mitoyenne. |

Fidèle satellite des pédicule< digilaux. mais sur un plan plus profond et externe, en atteignant le côlé radial de l'articulation métacarpo-phalangienne, 11 s'est condensé en une lame tendineuse.

La lerminaison du tendon va s'effectuer sur le bord latéral de l'expansion tendinense de linterosseux correspondant et parfois sur le côlé radial de la première phalange.

Des caractères parliculiers :

Le premier lombrical quitte le bord radial du tendon de l'index pour gagner l'expansion dorsale du premier interosseux dorsal.

Le deuxième lombrical, inséré Sur le bord externe du tendon du médius, se fusionne en bas avec l'expan- Sion dorsale du deuxième interosseux dorsal.

Le troisième lombrical est bipenné, il naît donc par deux petits faisceaux du bord radial du tendon de annulaire et du bord cubital du tendon du médius. :l se perd en bas sur l'expansion du troisième interosseux palmaire,

Le quatrième lombrical est aussi bipenné. Parti du bord radical du tendon de l'auriculaire et du bord cubital de Fannulaire, il se fusionne en bas avec l'expansion du quatrième interosseux palmaire.

Ces petits muscles ont une double innervation

Les deux premiers reçoivent leurs filets moteurs du

médian, le premier est abordé au niveau de sa face antérieure par un rameau délaché du filet collatéral #xlerne de l'index veuu lui-même du nerf digital du premier espate.

Le deuxième reçoit un rameau qui le pénètre par sa face superficielle, issu comme filet collatéral du nerf digital: du deuxième espace.

Les deux derniers sont innervés par la branche profonde du cubital. |

Tous les deux reçoivent leurs nerfs par la face postérieure. fs sont pénélrés par un rameau détaché respectivement des neris interosseux du troisième et du quatrième espace.

Nous pouvons remarquer que cette double InnervahHon des lombricaux est rendue plus homogène grâce à Fanastomose qu'échangent le deuxième nerf digital et le

lrotsième nerf interosseux.

Les pédicules digilaux.

Au nombre de quatre, comptés du bord cubitai au bord radial de Ja main, si l'on prend comnie axe du pédicule l'artère digitale.

Ces pédicules sont formés de quatre éléments

Artériel : l'artère digitale branche de arcade palmaire superficielle :

Veineux : deux petiles veines satellites par artère:

Nerveux : le nerf digital :

L\vmphatique : les INmphaliques profonds.

Les artères digitules (voir sch. 4).

Toutes branches de larcade palmaire superficielle,

ou mieux de la cubitale de laquelle elles naissent plus ou moins « en barreaux d'échelle ».

Seules : la deuxième superposée au quatrième espace ;

La troisième contenue dans le troisième espace :

La quatrième répondant au deuxième espace, empruntent le trajet des tunnels intertendineux.

La ‘première, en effet, pénètre d'emblée dans la loge interne où elle descend sous aponévrotique sur le bord cubital de Ia main.

Leur calibre augmente à partir du bord cubital, si bien que la quatrième digitale, de beaucoup la plus volumineuse, peut être considérée comme la terminaison même de l'artère cubitale.

Au niveau du bord inférieur du ligament transverse, elles se bifurquent en artères collatérales des doigts. La première digitale fait exception puisqu'elle se continue par la collatérale interne du cinquième doigt.

Nous avons déjà signalé celte bifurcation au niveau des fossettes digitales: nous verrons plus loin, qu'en ce point, existe un petit carrefour vasculaire.

La deuxième digitale donne :

La collatérale externe du petit doigt :

La collatérale interne de lannulaire.

La troisième digitale fournit Les collatérales : externe de l'annulaire : interne du médius.

La quatrième digitale se bifurque en Collatérales : externe du médius : interne de l'index.

Page 1